Dans les grandes villes, la hausse des prix immobiliers n’en finit pas !

Dans les grandes villes, la hausse des prix immobiliers n’en finit pas !
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Loin de jouer la carte de la modération, voire de reculer, les prix de l'immobilier ancien continuent d’augmenter (très !) rapidement dans la majorité des grandes villes de France. Retour sur un phénomène inhabituel mais bien réel. 

Au Mans et à Nîmes, les prix immobiliers gagnent plus de 10 % en un an

Bien loin de se figer ou encore de retomber avec les frimas de l’hiver, les tensions se font plus fortes sur les prix immobiliers. Comme en attestent les chiffres collectés par le baromètre LPI-SeLoger, la plupart des villes françaises de plus de 100 000 habitants connaissent ainsi une hausse rapide (+ de 5 % en moyenne) des prix de leur immobilier ancien. À Bordeaux (+ 9,9 % / 3 907 €  du m²) et à Strasbourg (+ 9,1 % / 3 253 €), les prix gagnent plus de 9 % et la hausse dépasse même les 10 % au Mans (+ 10,2 %  / 1 885 €) ainsi qu'à Nîmes (+ 10,3 % / 2 045 €). Avec un gain annuel de 4,5 %, les prix parisiens sont loin, très loin même de ralentir… Bref, vous l’aurez compris, immobilièrement parlant, la hausse est quasi générale.

Bon à savoir

  • En rythme annuel, la hausse des prix dans l’ancien atteint 3,3 %. 

Les prix de l'immobilier dans les villes de plus de 100 000 habitants

Les prix immobiliers dans 34 villes de France LPI mars 2017

Des prix qui dansent la valse-hésitation à Dijon et à Limoges

Bien qu’une très grande majorité des grandes villes françaises affiche une tendance haussière des prix immobiliers, d’autres, en revanche, se caractérisent par un marché en proie au doute. C’est le cas notamment de Dijon (- 1,4 % / 2 354 €), de Limoges  (- 0,3 % / 1 477 €) ou encore de Mulhouse (- 0,8 % 1 471 €). Du côté de Marseille, même si la hausse des prix des logements anciens tend à décélérer (+ 2,5 % en un an), la progression qu’affiche la cité phocéenne n’en reste pas moins encore très rapide et s’inscrit dans la continuité d’un « long semestre de reprise» comme le fait remarquer Michel Mouillart, Professeur d’Économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. En revanche, force est de constater que les prix poursuivent leur repli au Havre (- 4,1 % / 1 934 €), à Perpignan (- 8,3 % / 1 452 €), à Rouen (- 3,2 % / 2 250 €) ou encore à Saint-Étienne (- 6,7 % / 1 319 €).

Bon à savoir

  • Le prix du m² vaut, en moyenne, en France, 3 307 €.

Le baromètre des prix immobiliers LPI-SeLoger mars 2017