La hausse des prix des appartements lyonnais se renforce

La hausse des prix des appartements lyonnais se renforce

À Lyon, les prix des appartements dans l’ancien poursuivent leur progression. Pour ne rien rater de l’évolution du marché lyonnais, le baromètre LPI-SeLoger a passé à la loupe les prix de chaque arrondissement.

Sur les trois derniers mois, Lyon affiche de bons chiffres

Tout comme la plupart des grandes villes françaises, le marché immobilier lyonnais se caractérise par une hausse des prix qui se poursuit dans l’ancien. Sur les trois derniers mois, la capitale des Gaules enregistre, en effet, une progression de 3,2 % du prix au m² affiché et de 1,7 % du prix au m² signé (c’est à dire constaté au jour de la signature du compromis de vente) de ses appartements anciens. Rappelons que le mois dernier, le baromètre LPI-SeLoger à trois mois faisait déjà état d’une hausse de 0,3 %.

Cette hausse s’appuie sur l’accélération de la reprise d’activité qui s’amplifie depuis le début de l’année ».

Michel Mouillart, Professeur d’Économie à l’Université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

Et saisonnalité du marché immobilier oblige, l’arrivée des beaux jours coïncidant traditionnellement avec un accroissement du volume des transactions et une hausse du prix de vente des biens immobiliers, le mouvement ascendant amorcé par le marché lyonnais devrait, selon toute vraisemblance, s’intensifier. En revanche, sur les douze derniers mois, la tendance est certes baissière mais avec une perte de 0,3 %, elle est toutefois largement pondérée (- 0,3 %).

Le quartier de la Presqu’île prend 3 % sur l’année

Contredisant la tendance récessive constatée à Lyon sur l’année qui vient de s’écouler, trois arrondissements voient le prix de leurs appartements anciens augmenter. Il s’agit du IIIe arrondissement (Moncey, la Part-Dieu, la Villette, Montchat, le Dauphiné, Grange Blanche, Préfecture) et du IVe arrondissement (La Croix-Rousse, Serin-Saint-Charles, Le Clos Jouve) avec une progression de 1,1 % sur douze mois mais surtout du IIe arrondissement. En effet, les Cordeliers, les Jacobins, la Presqu’île, Ainay, Bellecour, Perrache, Sainte-Blandine et la Confluence gagnent en moyenne 3 % sur leur prix au m² signé.

Et si les Ve et VIe arrondissements se maintiennent (ils affichent respectivement une baisse et une hausse de 0,5 %), il est à noter que les VIIe (la Mouche, la Guillotière, Jean Macé, Gerland, Saint-André) et VIIIe (Monplaisir, le Bachut, Mermoz, les Etats-Unis, le Grand Trou, le Moulin-à-Vent, Laënnec) arrondissements enregistrent tous deux une baisse supérieure à 2,0 %. Leurs pertes se montent respectivement à 2,5 % pour le VIIe et à 3,1 % pour le VIIIe.

Les points clés à retenir

  • Sur les douze derniers mois, les prix des appartements anciens à Lyon affichent une perte modérée de 0,3 %.
  • Pour le dernier trimestre, la tendance est haussière (+ 1,7 % sur le prix au m² signé).
  • La plus forte baisse a été enregistrée par le VIIIe arrondissement qui perd 3,1 %.
  • Le IIe arrondissement connaît une belle progression (+ 3 %).

Téléchargez le baromètre des prix de l'immobilier LPI-SeLoger avril 2015