Le marché immobilier tourne au ralenti

Le marché immobilier tourne au ralenti
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En France, le dernier trimestre 2014 a été marqué par un recul des prix dans l’immobilier, à Paris comme en Province (Baromètre LPI-SeLoger). Cette tendance à la baisse concerne l’ancien mais aussi le neuf.

Les prix de l’immobilier ancien continuent de baisser

À la traditionnelle « fièvre acheteuse » qui sévit en été - au cours de cette période, le volume élevé de transactions fait grimper les prix - ont succédé un tassement du volume des acquisitions et une chute des prix.

Sur les douze derniers mois, le prix au m² signé (c’est à dire le prix constaté au jour de la signature du compromis de vente) des logements anciens (appartements et maisons confondus) s’inscrit à la baisse avec une perte de 0,5 % en moyenne. Bien qu’une remontée des prix ne semble pas d’actualité, force est de constater que ce score reste tout de même meilleur que celui obtenu en novembre 2013 (- 0,7 %).

Dans 64 % des villes de plus de 100 000 habitants, les prix ont baissé

Que ce soit en Ile-de-France ou en province, le marché de l’immobilier ancien s’inscrit à la baisse. Si Paris sauve les meuble avec des prix en progression de 2 % sur les douze derniers mois (malgré une chute de 2,9 % au dernier trimestre), la province affiche des scores en net recul. « Dans 64 % des villes de plus de 100 000 habitants, les prix au m² signés des logements anciens ont reculé » constate Michel Mouillart, Professeur d’Économie à l’Université Paris-Ouest. Et de Tours (- 7 % en un an) à Nîmes (- 12,7 %) en passant par Amiens (- 15,2 %), la baisse est notable.

Mais si importante soit-elle, la tendance baissière qui affecte certaines villes de province n’est pas générale, loin s’en faut. Des villes telles que Bordeaux (+ 2,5 %), Nice (+ 2,6 %) ou encore Reims (+ 2,2 %) ont au contraire vu leurs prix progresser sur les douze derniers mois.

Les appartements anciens plus touchés que les maisons

Sur les mois de septembre, octobre et novembre, le prix au m² signé des appartements anciens a perdu 1,7 % alors que sur l’année la baisse n’avait été « que » de l’ordre de 0,3 %. Mais si elle s’est récemment intensifiée, force est de constater que cette baisse des prix ne date pas d’hier. Pour mémoire, en novembre de l’année dernière, elle atteignait déjà 1,2 %.

En revanche, il est intéressant de constater que les prix des maisons ont baissé aussi mais plus modestement (- 1,3 % au cours du dernier trimestre). Le secteur des maisons reste tout de même à la peine. Sur les douze derniers mois, les prix ont reculé de 0,8 % alors qu’en novembre 2013, ils avaient au contraire connu une progression de 0,3 %.

Dans le neuf, la chute des prix des maisons s’accélère

Sur les douze derniers mois, les logements neufs affichent une baisse de 0,6 % au m² signé. Mais si les appartements affichent une légère hausse (+ 0,8 %) pour le trimestre qui vient de s’écouler, les maisons, quant à elles, ont perdu 0,1 % (contre 0,3 % sur l’année).

Bien que cette baisse semble modeste, elle vient néanmoins mettre fin à trois années de hausse des prix. Pour mémoire, entre septembre 2011 et septembre 2014, le marché de la vente de maisons neuves avait gagné pas moins de 11,5 %. 

Les points-clés à retenir :

  • Les logements anciens affichent une baisse moyenne de 0,5 % sur l’année.
  • Les prix dans l’ancien ont chuté dans 64 % des villes françaises de plus de 100 000 habitants.
  • Le prix moyen au m² signé d’un appartement est de 3 430 € (et de 2 817 € pour une maison).
  • Dans l’ancien, la baisse touche davantage les appartements que les maisons.
  • Après 3 années de progression, le prix des maisons neuves affiche une baisse de 0,3 %.