Achat immobilier : pour emprunter, mieux vaut être en couple que célibataire !

Achat immobilier : pour emprunter, mieux vaut être en couple que célibataire !

Malgré une légère remontée au cours des dernières semaines, les taux des crédits immobiliers restent toujours très attractifs. Mais pour emprunter, les couples et les célibataires ne sont pas logés à la même enseigne.

Quelles conditions pour contracter un crédit immobilier ?

Généralement, les conditions d'emprunt demandées sont les mêmes dans toutes les banques : un endettement de 33 % maximum, une situation professionnelle stable, un apport personnel permettant de financer les frais de notaire, de dossier et de garantie ainsi qu’une gestion saine de ses comptes. Ces exigences peuvent néanmoins varier en fonction des profils des emprunteurs.

Les couples privilégiés par les banques

Globalement, il est plus facile pour les couples que pour les célibataires d'apporter une garantie de stabilité financière puisque n'importe lequel des deux partenaires peut souscrire un crédit : le conjoint ou compagnon étant automatiquement rattaché à la dette (par l’intermédiaire d’une clause de solidarité pour les couples pacsés). Pour les établissements bancaires, un couple offre donc plus de garanties qu'une personne vivant seule. En effet, les banques considèrent que le risque que les deux conjoints soient défaillants au même moment est moindre.

Les couples représentent 65 % des emprunteurs

Les couples représentent 65 % des emprunteurs et disposent en moyenne d'un apport de 19 585 € pour un prêt s'élevant à près de 180 000 € sur 18 ans et demi (222 mois).

Des emprunteurs célibataires de plus en plus nombreux

Si les célibataires peuvent sembler moins avantagés que les couples, ils sont cependant de plus en plus nombreux à emprunter. Ainsi, chez Immoprêt, ils constituent 35 % des emprunteurs et disposent d'un apport de 20 068 € pour un prêt dont le montant s'élève à 125 862 € sur 19 ans, soit 30 % de moins que les couples. Selon le courtier en crédit immobilier, ce « différentiel relatif au montant du prêt, très nettement en faveur des couples, est certainement dû au nombre d'enfants » (en moyenne 0,47 pour les célibataires contre 1,14 pour les personnes vivant à deux) qui contraint les couples à acheter des surfaces plus grandes et donc plus chères.

Quid des femmes seules ?

La part des hommes et des femmes célibataires qui empruntent n'est pas égale. Cette situation serait due à l'inégalité des salaires. En effet, ceux des femmes sont inférieurs de 19 % à ceux des hommes, en moyenne, selon une étude de l'Insee datant de 2013. Les femmes seules représentent seulement 15 % des emprunteurs pour un prêt moyen moins élevé que celui des couples et des célibataires en général (122 957 euros contre respectivement 180 000 € et 125 862 €). L'infériorité des revenus des femmes est donc un véritable frein à la capacité d’emprunt, alors qu'elles ont souvent plus d'enfants à charge que les hommes célibataires.