Diagnostics immobiliers : Le Dpe manquerait de fiabilité !

Diagnostics immobiliers : Le Dpe manquerait de fiabilité !
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Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, les diagnostics de performance énergétique présentent de réels défauts de qualité. L’ennui, c’est que la note attribuée pèse sur la valeur du bien immobilier…

Les diagnostics de performance énergétique ne sont pas fiables

La mesure remonte à plus de dix ans. Les propriétaires d'un bien immobilier doivent réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) lorsqu'ils envisagent de vendre ou de louer leur logement. Ce document n’est pas anodin puisqu’il indique le niveau d’isolation thermique. Mais est-il fiable ? Non, répond sans ambages l’Ufc-Que Choisir ! Dans son magazine de septembre 2017, l’association de consommateurs publie les résultats d’une longue enquête, menée pendant des mois auprès de plusieurs diagnostiqueurs, dans différentes régions de France. Ils ont ainsi demandé à cinq professionnels d’établir un Dpe dans un même logement. Comme redouté, leurs avis divergent. En Ile-de-France, ils sont carrément « différents ». 

Bon à savoir

Le DPE est valable pour une période de dix ans et n'a qu'une valeur informative. Ce dernier doit, dans tous les cas, être réalisé par un professionnel qualifié.

Des écarts troublants des diagnostics immobiliers

Dans la dite maison test de 100 m², deux notes différentes (D et E) ont été attribuées. Pour rappel, sur l'étiquette énergie attribuée à chaque logement à louer ou à vendre figure une note allant de A (la meilleure isolation) à G (la pire). Les divergences sont encore plus spectaculaires concernant les gaz à effet de serre (GES), qui font également partie du DPE : c’est le « grand écart » avec trois classes climatiques différentes (E, F et G). De quoi interroger les particuliers, dont certains perdent parfois quelques milliers d’euros à la vente d’un bien pas aussi « gruyère » que le diagnostic ne le laisserait supposer !

Bon à savoir

Un DPE a une importance capitale ! Un logement mal noté (F ou G) peut voir sa valeur diminuer de 20 % par rapport à un bien de consommation énergétique moyenne (D).