Immobilier ancien : 2017 sera-t-elle l’année de tous les records ?

Immobilier ancien : 2017 sera-t-elle l’année de tous les records ?
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Sur le marché de l’immobilier ancien, la tendance constatée au 1er trimestre 2017 se confirme en cette fin de semestre. Les projets d’achat ne faiblissent pas et restent toujours nettement supérieurs à l’offre disponible sur le marché. 

La demande de logement a augmenté de 21 % à Paris

En augmentation de 19 % au niveau national, selon le réseau Laforêt, la demande explose dans certaines métropoles, comme Paris, où un bond de 21 % a été enregistré sur les 12 derniers mois. En Île-de-France, le constat est similaire avec une hausse des intentions d’achat de plus de 20 %. Les autres régions sont, elles aussi, sur une belle dynamique (+18 %), en particulier dans les grandes agglomérations. Cette demande reste fortement stimulée par les primo-accédants, qui se hâtent d’acheter pour bénéficier de taux de financement extrêmement favorables. Face à cette demande en forte progression, l’offre poursuit une tendance inverse, en net retrait par rapport au premier semestre 2016, notamment à Paris (-12 %). De plus, dans les zones tendues, les vendeurs potentiels attendent parfois de trouver leur futur toit avant de mettre en vente leur logement actuel, engendrant une situation de pénurie. L’offre reste donc à un niveau insuffisant, en particulier sur les petites surfaces.

Le retour des investisseurs immobiliers

Echaudés par le faible rendement des marchés financiers, les investisseurs misent de nouveau sur la pierre.

Offre : le phénomène de raréfaction se poursuit dans certaines métropoles

Au sein du réseau Laforêt, on enregistre une progression des ventes de 14 % au niveau national, dans la continuité du premier quadrimestre de l’année. Dans un contexte de reprise économique encore fragile, l’immobilier reste une valeur refuge. Par ailleurs, face à la raréfaction de l’offre et à la crainte d’une nouvelle hausse des prix, les acquéreurs se précipitent sur les logements actuellement en vente, notamment à Paris et Bordeaux. De la même façon, l’augmentation des taux d’intérêt, qui sont passés de 1,34 % en décembre dernier à 1,56 % en mai, accentue la pression. Ainsi, en Île-de-France, face à la difficulté de trouver un bien à Paris, certains acquéreurs se tournent vers la première couronne, où l’on retrouve désormais les mêmes phénomènes que dans la capitale. Seule la grande couronne connaît un effet plus mesuré, à l’exception des maisons, toujours très prisées. En province, le volume des transactions (14.5 %) est porté par le dynamisme des grandes villes.

Les délais de vente d'un bien immobilier inférieurs à 3 mois !

Au 1er semestre, les ventes se sont réalisées en moyenne en 85 jours au niveau national. Dans la capitale, elles passent sous la barre des 2 mois (59 jours). Sur un an, Paris a ainsi gagné 15 jours de commercialisation. Des chiffres qui s’expliquent par la remontée des prix immobiliers et des taux, qui encouragent les acquéreurs à se décider rapidement pour profiter d’un contexte encore très intéressant. De leur côté, les communes franciliennes affichent un délai de 82 jours, tandis qu’en province, les transactions s’étendent sur 93 jours. Ce raccourcissement des délais de vente est accompagné par un resserrement des marges de négociation, qui atteignent 4,3 % en moyenne au niveau national, 2,7 % à Paris, 4,1 % en Île-de-France et 4,9 % dans les autres régions. On est donc passé sous la barre des 5 % sur l’ensemble de l’Hexagone. Par ailleurs, on constate que de moins en moins d’acquéreurs négocient, pour ne pas prendre le risque de voir le logement convoité leur échapper.

Une baisse des marges de négociation sur tous les types de biens

La baisse des marges de négociation se retrouvent sur l’ensemble des biens, petites et grandes surfaces confondues.