Les villes hôtes de l'Euro 2016 veulent taxer les sites de location

Les villes hôtes de l'Euro 2016 veulent taxer les sites de location

Alain Juppé, maire de Bordeaux et représentant des villes hôtes de l’Euro 2016, souhaite que dix sites de location, Airbnb en tête, soient soumis au paiement d’une taxe de séjour.

Systématiser le paiement d'une taxe de séjour pour les sites de location

Les sites de location saisonnière ne cessent de faire parler d'eux. Il y a quelques semaines à peine, le plus célèbre d'entre eux, Airbnb, se réjouissait de signer un chèque de 1,2 M€ de taxes de séjour à la mairie de Paris. Or, le volontarisme parisien semble donner des idées à d’autres villes de province, confrontées elles-aussi à la présence toujours plus forte de la plate-forme de location en ligne. A l’approche de l’Euro 2016, les annonces de location prolifèrent dans les dix villes hôtes de la compétition. Alain Juppé, représentant de ces villes, a donc émis le souhait que les plates-formes de location en ligne et leurs clients soient contraints de verser une taxe de séjour aux communes.

Bon à savoir

Les 10 villes qui accueilleront l'Euro 2016, organisé du 10 juin au 10 juillet, sont Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Étienne et Toulouse.

Plusieurs centaines de milliers d'euros à la clé

Selon Les Echos, la mise en place d'une telle mesure rapporterait entre 150 000 et 200 000 € par an à la mairie de Bordeaux. Rien à voir avec une ville comme Paris, souvent considérée comme la capitale mondiale d'Airbnb, avec ses 50 000 logements proposés à la location. D'ailleurs, la mairie de Paris espère percevoir environ 90 millions d’euros en 2016 au titre de la taxe de séjour.

Bon à savoir

Les sénateurs ont adopté, vendredi 29 avril, un amendement visant à obliger les plateformes qui opèrent dans la location d'hébergements à s'assurer que les résidences principales ne soient pas louées plus de 120  jours par an, conformément à la règlementation.

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