Logement étudiant : les loyers augmentent dans 37 villes universitaires

Logement étudiant : les loyers augmentent dans 37 villes universitaires
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D’après une étude, le coût de la vie a augmenté de plus de 2 % en un an pour les étudiants français. La hausse des loyers et des transports en contraint certains à « jongler » entre les études et les petits boulots. 

Les loyers des logements des étudiants en hausse pour la rentrée 2017

Selon une étude de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), pour la rentrée 2017, le coût de la vie des étudiants va augmenter de 2,09 %, « soit près du triple de l’inflation générale ». Une hausse qui, selon le syndicat étudiant, « va accentuer la précarité et la sélection sociale déjà présentes dans l’enseignement supérieur », alors que les premiers mois de l’année universitaire concentrent les principales dépenses (frais d’inscription, emménagement, etc.). Cette hausse du coût de la vie est principalement due à l’augmentation des prix des loyers et des transports en commun. Ainsi, 11 villes cumulent ces deux augmentations : Paris, Evry, Lyon, Strasbourg, Nancy, Clermont-Ferrand, Angers, Mulhouse, Nîmes, Rennes et Rouen. En tout, 37 villes universitaires voient les loyers des petites surfaces augmenter, avec une hausse moyenne de 2,12 % en Île-de-France et de 1,53 % dans le reste du pays. Dans certaines villes, les loyers s’envolent, notamment à Limoges (+ 7,60 %), Grenoble (+ 4,34 %), Le Havre (+ 2,34 %) et Paris (+ 2,23 %).

Evolution des loyers des logements étudiants en 2017
À Grenoble, la hausse des loyers étudiants explose : + 4,34 % en 2017 ! © Unef

Un étudiant sur deux doit travailler pour se loger

Alors que le montant maximum des bourses est inférieur au coût de la vie moyen pour les étudiants et que 72,8 % en sont exclus, « la solidarité familiale reste un pilier majeur pour financer ses études. » Néanmoins, en raison de la crise financière, ce soutien familial devient de plus en plus limité. Par conséquent, près d’un étudiant sur deux (46 %) est aujourd’hui contraint d’exercer une activité rémunérée. Ce « petit boulot » est même considéré comme indispensable pour vivre par plus de 50 % des étudiants salariés. Or, d’après l'Unef, « une activité rémunérée dépassant le mi-temps est la première source d'échec à l'université ». Pour enrayer cette source d'échec et garantir l’autonomie des étudiants, le syndicat étudiant appelle le gouvernement à « refonder le système des aides sociales », en annulant la baisse des APL, en exonérant les étudiants de la taxe d'habitation, en mettant en place des « demi-tarifs » dans les transports, en faisant « un effort » sur les bourses, et en encadrant les loyers dans toutes les villes universitaires.

Tableau Coût Vie Etudiants Villes
Parmi toutes les villes universitaires, Paris reste la plus chère en terme de loyer. © Unef

Bon à savoir

Selon cette enquête, le logement représente 53 % du budget des étudiants.