Pas de ministère du Logement... Ça passe mal auprès des professionnels de l'immobilier !

Le ministère du Logement n'existe plus, il est rattaché au ministère de la Cohésion des territoires. © Google Street
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La composition du premier gouvernement d’Edouard Philippe a fait réagir les professionnels de l’immobilier. L’absence symbolique d'un ministère du Logement laisse perplexe la profession !

Pour la première fois, il n'y a pas de ministère du logement...

On l’a appris mercredi 17 mai, c’est Richard Ferrand qui sera en charge du logement, au sein d’un ministère de la Cohésion des territoires. Néanmoins, l’absence de ministre du Logement inquiète plusieurs professionnels. Jean-François Buet, Président de la FNAIM déplore que « déjà absent de la campagne présidentielle […] le thème du logement est totalement absent dans les attributions gouvernementales. » Il espère que « cette erreur sera réparée après les élections législatives. » Constat partagé par Eric Allouche, Directeur Exécutif de ERA France, pour qui « l’absence de ministère et même de secrétariat d’Etat dédié au logement » démontre que ce thème n'est pas une priorité. Rachid Laaraj, fondateur de Syneval, affirme même que le logement a été « sacrifié » et Laurent Strichard, Président d’Open Partners, ajoute qu'un « délégué interministériel aurait au moins dû être désigné. »

Des professionnels de l'immobilier dans l’expectative

Certains professionnels préfèrent attendre la mise en place des premières mesures avant d'émettre un jugement. Ainsi, Thibault de Saint Vincent, Président de BARNES, salue un gouvernement ouvert, qui donne une grande part à la société civile, et espère que « le ministre en charge du logement restera dans cette lignée de pragmatisme et d’ouverture. » Eric Allouche, Directeur Exécutif de ERA France ajoute que « nous ignorons à ce jour les mesures qui seront prises. » Il affirme attendre de savoir ce qui sera annoncé par le ou les Ministères compétents dans ce domaine avant de se prononcer. Toutefois, il souhaite que des décisions concrètes soient prises « pour permettre au plus grand nombre possible de Français de se loger sans avoir besoin de recourir au secteur social » et leur « permettre de devenir propriétaire et aussi de les inciter à investir dans le logement locatif. »

Pour certains, l’optimisme reste de mise pour ce nouveau gouvernement

Pour Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi, l’absence de ministre du Logement n’est pas un problème en soi. Il attend surtout que « les actions promises soient mises en marche » et ajoute que « seuls les résultats comptent. » Pour lui, 3 mesures promises par le Emmanuel Macron vont dans le bon sens : privilégier les zones tendues pour la construction, le maintien du PTZ éco-conditionné et la simplification et la stabilité fiscale pour les acheteurs et les investisseurs. « La mise en place de ces mesures [...] et le choc de l’offre annoncée par le président sont de nature à créer un marché de l’immobilier dynamique, sans flambée des prix, permettant à chacun d’accéder à la propriété, ce qui doit être la priorité », conclut Philippe Taboret. Optimisme partagé par Yoann Joubert, Président Directeur Général de REALITES, pour qui « la nomination de Monsieur Richard Ferrand à la tête de notre ministère de tutelle va dans le sens de la dynamique du marché. »