Solar Décathlon 2014 : l’équipe italienne remporte le Premier Prix

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Le concours Solar Décathlon 2014 destiné à concevoir l’habitat de demain  et rassemblant 800 ingénieurs et architectes du monde entier vient de désigner son lauréat, l’équipe italienne pour son prototype « Rhome For Dencity ».

20 prototypes d’habitat construits à taille réelle

Tous ces prototypes préfigurent l’habitat de demain et innovent pour créer un habitat plus sobre, davantage respectueux des ressources naturelles et n’utilisant pour toute énergie que le solaire thermique et photovoltaïque. Ces habitats ont été voulus à bas coût et reproductibles à l’échelle industrielle. Voici les trois premiers prix :

1 « Rhome for Dencity » : bâtir des logements écologiques

Dans la périphérie de Rome cohabitent bâtiments illégaux et patrimoine historique. Objectif : remplacer les bâtiments illégaux par des logements écologiques. Et cela via un immeuble de 12 étages qui ne dépenserait pas d’énergie, celle-ci provenant  de sources extérieures grâce à des panneaux photovoltaïques insérés sur la toiture et sur la façade. Le prototype réalisé par l’équipe italienne était un appartement de 60 m² pouvant se poster sur le toit de chaque immeuble et qui produit de l’énergie pour tous les occupants. Le projet prévoit aussi la conception d’espaces verts, de jardins, de marchés urbains, de bâtiments publics, de bureaux  gérés par des ressources naturelles.

2 « Phileas » : transformer un bâtiment industriel en pôle de maraîchage urbain

Le second prix revient à l’équipe française, les Nantais d’Atlantic Challenge pour leur projet « Philéas ». Il s’agissait de réhabiliter un ancien bâtiment industriel du XIXè siècle désaffecté. Situé en bord de Loire, l’édifice devient un pôle de maraîchage urbain tout en abritant logements, bureaux et commerces.

3  « A Home with a skin » : isoler les maisons par une seconde peau

Le troisième prix est gagné par l’équipe hollandaise de Delft. Aux Pays Bas l’habitat est constitué à plus de 60 % de maisons mal isolées. Au lieu de les détruire pour reconstruire à fort coût environnemental et financier, le projet propose d’appliquer une seconde peau à ces maisons notamment une serre solaire sur l’une des façades tout en maintenant les habitants  sur place pendant les travaux. Ce système pourrait s’appliquer à plus de 1,4 million de maisons construites sur ce modèle.