Immobilier londonien : acheter dans la capitale est devenu impossible !

Immobilier londonien : acheter dans la capitale est devenu impossible !
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Les prix de l'immobilier à Londres ne cessent de croître. Pour devenir propriétaire, il faut pouvoir verser dix fois le salaire médian. Autant dire qu’une telle possibilité ne concerne que de très rares nantis.

Immobilier à Londres : une hausse des prix qui fait fuir les propriétaires...

En 2016, les prix des logements à Londres n’ont augmenté que de 6 %. Un rythme de croisière trompeur. Depuis quatre ans, cette hausse est la moins spectaculaire. Dans un article publié dans Le Monde, le lecteur prend vite conscience que l’hypothèse d’un achat est plus que hautement improbable. Sauf à bénéficier d'un héritage immobilier ou de toucher un salaire très nettement au-dessus de la moyenne. En effet, il faut désormais être en capacité de verser dix fois le salaire médian pour acheter ! Les propriétaires ont ainsi vendu leurs biens immobiliers pour s'éloigner en réalisant de belles plus-values sur leur vente.

Bon à savoir

Les anciens propriétaires du centre-ville ont vendu pour déménager en proche banlieue, dont les habitants ont eux-mêmes déménagé en lointaine banlieue, dans un système de vase communicant sans fin qui transforme aujourd’hui encore la typologie sociétale de Londres.

Mais qui attire la population riche du monde entier

Paradoxalement, ce constat n’empêche pas la population d’être en forte croissance. Malgré le Brexit, la réputation économique de Londres reste intacte et attire les riches oligarques russes, les princes du pétrole ou encore les riches grecs et italiens apeurés par la crise de l’euro : tous ont investi dans les appartements de luxe des beaux quartiers de Kensington, Chelsea, Fulham ou encore Westminster. Dans le même temps, la production de logements neufs reste insuffisante et oblige les Londoniens à s’expatrier.

Bon à savoir

Avec un marché immobilier aussi difficile, depuis une quinzaine d’années, le taux des propriétaires a considérablement chuté, passant de 72 % à 58 %.