Marine Le Pen et Emmanuel Macron : Encadrement des loyers : stop ou encore ?

Les deux prétendants à l'Elysée souhaitent-ils maintenir l'encadrement des loyers ? © DR
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Le logement a été le grand absent du débat du second tour. Pourtant, les finalistes font tous deux des propositions pour le secteur, notamment concernant l’encadrement des loyers. Suppression, modifications, alternatives… quel avenir pour cette mesure ? 

Macron et Le Pen ne sont pas fans de l'encadrement des loyers....

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux finalistes de la présidentielle ne sont pas des fervents défenseurs de l’encadrement des loyers, mesure phare de la loi Alur. En effet, Emmanuel Macron, même s’il n’est pas favorable à sa suppression immédiate et qu’il reconnait que la loi a permis une légère modération des loyers, souhaite néanmoins la « débrancher progressivement ». Il regrette notamment les nombreux « effets pervers » du dispositif, en particulier le manque de mobilité des logements et la fuite des investisseurs : constat partagé par Marine Le Pen. Cette dernière admet que l’encadrement des loyers a permis de faire baisser les loyers, mais pense que ce n’est pas une solution à long terme. La candidate frontiste milite davantage pour la mise en œuvre d'une politique uniforme, sans distinguer les différents marchés (tendus ou non).

Les propositions alternatives des candidats

Les deux prétendants à l’Elysée souhaitent faciliter l'accès des personnes précaires au marché locatif privé. Ainsi, Emmanuel Macron propose de mettre en place un « bail mobilité professionnelle », réservé aux actifs en mobilité temporaire (formation, période d'essai, stage). Ce bail sans dépôt de garantie serait conclu pour une durée comprise entre 3 mois et 1 an et inclurait des droits plus restreints pour le locataire. De son côté, Marine Le Pen propose de rationaliser et de simplifier les normes d’urbanisme pour lutter contre les tensions sur le marché du logement. De plus, elle veut créer une « Protection Logement Jeune » pour faciliter l’accès au logement des jeunes étudiants ou salariés. Ce dispositif inclurait aussi la revalorisation de 25 % des APL pour les jeunes de moins de 27 ans.