[VIDEO] Emmanuel Macron : sa politique pour le logement

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Président de la république, Emmanuel Macron appliquerait une politique axée sur la construction de logements dans certaines régions dites tendues, la réduction des droits de mutation, la mobilité des ménages et la rénovation énergétique. 

Suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français

Emmanuel Macron trouve cet impôt « injuste » et veut le supprimer et pas seulement à la marge. Ainsi, en 2020, un couple avec deux enfants au revenu fiscal de référence de 5 000 € par mois serait, comme quatre ménages français sur cinq, entièrement exonéré de taxe d’habitation. La mesure coûterait 10 Md€ à l’Etat. Les associations représentantes des collectivités territoriales sont montées au créneau, inquiètes pour leurs finances locales, déjà rétrécies par la fin des dotations de l’Etat. Mais Emmanuel Macron a tenu à les rassurer, assurant que ces pertes seraient compensées.

Un impôt sur la « rente immobilière »

Ou plus précisément un « ISF immobilier »… Dans les faits, le capital mobilier (placements financiers, liquidités, biens meubles...), représentant environ 49 % dans l’ISF selon des données de la Direction générale des finances publiques, ne sera plus pris en compte, le capital immobilier devenant seul imposable. Aujourd’hui, l’ISF rapporte un peu plus de 5 milliards d’euros à l’État. Tout particulier ou foyer fiscal en est redevable si la valeur de son patrimoine excède 1,3 Md€. En moyenne, les 342 942 Français assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune s’acquittent d’un montant moyen de 15 233 €.

Le nouveau « bail mobilité » pour le logement

Macron souhaite mettre en place un nouveau bail, le « bail mobilité », d’une durée limitée à un an ce qui donnerait accès au marché locatif à ceux qui ont du mal à s’y loger, les intérimaires ou ceux bénéficiant de CDD, et permettrait de remettre sur le marché une partie des logements qui fuit vers des formules plus courtes, des locations touristiques de type Airbnb.

Bon à savoir

L’ancien ministre de l’économie préconise d’accorder une prime de 15 000 € sur 3 ans pour les embauches en CDI des habitants des 200 quartiers populaires jugés prioritaires.