En Rhône-Alpes, le prix des maisons est en hausse, il baisse pour les appartements !

Sur Grenoble, les maisons ont performé au prix moyen de 312 800 €, soit 14,3 % de plus en un an. © elophotos
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Alors que l’activité immobilière reste globalement soutenue en région Rhône-Alpes, les prix des logements n’affichent pas une tendance uniforme : s’ils sont orientés à la hausse pour les maisons, ils se stabilisent voire fléchissent pour les appartements.

Les ventes et les prix des maisons en hausse !

Le marché des maisons anciennes se porte bien. La période de début d’année est souvent propice aux transactions dans le secteur de l’habitat individuel, les futurs acquéreurs voulant s’y installer aux premiers beaux jours. Cette bonne tenue favorise l’augmentation des prix immobiliers. Sans surprise, les prix les plus élevés se situent dans le département du Rhône et plus particulièrement sur Lyon et ses communes limitrophes. Dans les quartiers lyonnais de la Tête d’Or, Montchat, Montplaisir et dans les communes des Monts d’Or de l’Ouest lyonnais, le prix médian s’établit à 425 000 €, en hausse de 6,4 % sur un an. La Haute- Savoie se hisse en seconde position avec un prix de 350 000 € (+ 2,9 %) dopé par le marché annecien. A l’opposé, les prix les plus attractifs se trouvent dans la Loire à 150 600 € (+ 0,5 %) et en Ardèche, à 152 000 € (+ 8,5 %). Mais c’est dans la Drôme et particulièrement du côté de Valence que le marché de la maison s’effondre de -13,2 % pour se situer à 180 000 €.

Prix immobiliers notaires - 1er trimestre 2017
Les prix des logements en Rhône-Alpes. © Notaires

Bon à savoir

L’analyse du marché immobilier de la région Rhône-Alpes réalisée par les notaires ne prend pas en compte l’Auvergne. Elle vise donc uniquement les 8 départements de l’ancienne région Rhône-Alpes et se base sur l’étude des avant-contrats signés au premier trimestre 2017.

Le prix immobilier des appartements anciens marque le pas

La saisonnalité marque moins le collectif que l’individuel. La bonne tenue du marché en général montre une belle tenue du marché du collectif, celui-ci étant, comme dans pratiquement toutes les régions, prépondérant sur le segment de l’ancien. Côté prix, la hausse semble jugulée, sauf dans des villes comme Annecy où le prix médian se situe à 3 590 €/m² ( +2,8 %) ou Lyon à 3 380 €/m² (+ 3,6 %). Mais à l’échelle d’un département, les valeurs sont davantage à la stabilité comme dans le Rhône à + 1,2 % à 2 760 € / m², en Haute-Savoie à 1 % à 3 260 €/m². Elles sont parfois négatives comme  dans la Drôme ou en Isère, à - 0,3 %. Mais parfois davantage encore dans la Loire (- 2,8 %) à 960 €/m² avec - 3,1 % sur la ville de Saint-Etienne ou dans l’Ain avec - 5,5 % à 1 330 €/m² sur la commune de Bourg-en-Bresse.

Bon à savoir

Les notaires donnent un prix médian, défini par autant de valeurs baisses que basses ce qui diffère d’un prix moyen qui correspond à la somme de plusieurs valeurs divisée par le nombre de valeurs.