Île-de-France : la plus faible progression de logements depuis 1960 !

Île-de-France : la plus faible progression de logements depuis 1960 !
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Le marché immobilier francilien a connu entre 2006 et 2011 sa plus faible croissance du parc de logements, depuis les années 1960, selon une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France.

La croissance des logements est en berne !

Certes, la période analysée date quelque peu. Entre 2006 et 2011, le nombre de logements occupés en Île-de-France est passé de 4,82 à 4,99 millions, soit l'une des plus faibles hausses observées depuis les années 1960 entre deux recensements. Pour Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU), cette situation est « symptomatique d'un marché immobilier tendu ». Les 163 000 logements supplémentaires de ce parc s’équilibrent entre les propriétaires (94 000), les locataires du secteur locatif privé (57 000) et ceux du secteur social (28 000). « Cet accroissement, qui représente une progression de 0,66 % par an, fait partie des plus faibles » hausses recensées depuis les années 1960, commente l'IAU.

Chiffre clés

Le parc de logements en Île-de-France a progressé de 0,66 %, par an, entre 2006 et 2011.

1,2 million de mal-logés en Île-de-France

« Associé aux faibles niveaux du renouvellement immobilier et du parc inoccupé, il est symptomatique d'un marché du logement tendu, où l'offre est sensiblement plus faible et insuffisante par rapport à la demande, notamment pour accueillir les ménages les plus modestes ». Une situation qui n’est pas sans peser sur la situation du mal-logement, qui toucherait 1 194 000, soit 10 % des 12 millions de Franciliens, selon l’IAU.

Bon à savoir

« Une production importante de logements à prix abordables devient donc cruciale pour contrebalancer la tension grandissante du marché immobilier francilien. Pour atteindre cet objectif, des réflexions pourraient être menées sur la réduction des coûts de construction, sur la dissociation du bâti et du foncier - car le coût du terrain a un impact majeur sur les prix en Île-de-France - ou encore sur la simplification des normes et des contraintes liées au droit de l'urbanisme », estime l’institut.

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