Les prix des logements franciliens s’envolent

A Levallois-Perret, comptez en moyenne 7 760 € le m². © Laurent Cornée
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À Paris, les prix de l'immobilier ont gagné plus de 2 % en trois mois et cette tendance semble s’étendre à toute l’Île-de-France. Après des taux historiquement bas, les ventes des logements dans la région redécollent en entrainant avec eux une hausse des prix.

Les prix des logements toujours plus hauts

Si les prix des biens immobiliers de certaines régions françaises représentent une réelle opportunité pour les acheteurs, ceux de la région  Île-de-France constituent un investissement onéreux. En effet, les ventes de logements anciens en Île-de-France ont grimpé de 14 % au deuxième trimestre selon l'indice Notaires-Insee. Une nette progression qui a emmené les tarifs immobiliers vers le haut puisque désormais, il faut compter 5 310 € du m²​ en moyenne pour un achat. Dans le top 3 des départements les plus chers : Paris (8 411 € du m²), les Hauts-de-Seine (5 210 € du m²) et le Val-de-Marne (4 130 € du m²).

Sur Paris, les prix progressent de plus de 1 % sur un an et même de plus de 2 % au cours des 3 derniers mois ».

Michel Mouillart, Professeur d'Économie à l'Université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

Les prix de l'immobilier à Paris : 8 411 € du m²

C'est donc à Paris que les prix des logements sont les plus élevés de toute l'Île-de-France et ce sont dans les Xe et XIXe arrondissements que la hausse se fait le plus ressentir. Du côté du Xe, de la rue La Fayette à la cité Paradis en passant par le quai de Valmy, les prix au m² des appartements anciens gagnent 4,8 % en douze mois. Et du côté du XIXe, de la rue Adolphe Mille en passant par l’avenue du Nouveau Conservatoire, l’augmentation des prix au m² atteint 4,4 %. Si vous souhaitez investir dans la capitale, comptez 8 411 € du m² en moyenne selon les chiffres relevés par le baromètre LPI-SeLoger.

La proche banlieue comme nouvelle source d'investissement

Même si certains biens immobiliers franciliens deviennent inabordables, il reste pourtant quelques zones à convoiter. Et pour causes, plusieurs villes du Grand Paris comme Villejuif, Saint-Denis, Aubervilliers, Noisy-le-Grand, Bagneux ou encore Neuilly-sur-Marne pourraient représenter un investissement judicieux à long terme. En effet, avec les projets d’installation des lignes de métro, sans oublier tous les infrastructures économiques qui accompagneront ce changement, il y a forte à parier pour que ces communes augmentent leur potentiel.

Chiffres clés

Actuellement, Saint-Ouen et Saint-Denis sont les deux communes qui peuvent se réjouir de bénéficier de l'effet « Grand Paris ». A Saint-Ouen, les hangars transformés en lofts se vendent d'ores et déjà de 400 000 à 800 000 €.