Lille : l'État cède gratuitement un terrain pour construire des logements

Lille : l'État cède gratuitement un terrain pour construire des logements
partage(s)

Pour la première fois depuis l'entrée en vigueur de la loi de mobilisation du foncier public, votée en 2013, l'État cède un terrain gratuitement pour y construire des logements. Et c'est la ville de Lille qui en bénéficie !

Un terrain bâti de l'État est cédé à Lille avec une décote de 100 %

Mieux vaut tard que jamais… Le Ministre de la Ville, Patrick Kanner, a signé en début de semaine, à Lille, la première cession à titre gratuit de foncier appartenant à l'Etat afin de construire des logements. Une première depuis l'adoption de la loi de mobilisation du foncier public de 2013, portée à l'époque par l'ex-Ministre du Logement Cécile Duflot, qui autorise la cession avec décote voire gratuitement de biens immobiliers de l'État. Situé dans le centre-ville, un ensemble immobilier de 1 500 m², dénommé « Château de Cete », sera reconverti en 50 logements, dont 45 places d'hébergement d'urgence d'ici à 2017, a précisé M. Kanner aux côtés du délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, Thierry Repentin.

Bon à savoir

La loi de mobilisation du foncier public votée en 2013 permet à l’Etat de céder gratuitement un de ses terrains à une collectivité pour y construire des logements dédiés aux hébergements d’urgence.

La SNCF vend à moitié prix ses terrains lillois

Abritant d'anciens bâtiments du ministère de l'Equipement d'une valeur de 500 000 €, ce programme s’ajoute à un autre de même nature : celui de la gare Saint-Sauveur, que la SNCF a finalement accepté de lâcher cette fois-ci avec 50 % de décote, soit 7,2 M€. Ces 13 hectares d'anciennes voies ferrées désaffectées se transformeront à partir de 2019 en 2 500 logements, dont un tiers de logements sociaux, des bureaux et des commerces. M. Repentin, pressenti pour récupérer le poste prochainement vacant de Ministre du Logement, a affirmé que cette opération de cession entrait dans le champ de l’accompagnement des « plus modestes qui ont besoin de se loger ».

Chiffres clés

Le mal-logement touche 3,8 millions de personnes en France et 1,7 million de ménages sont dans l'attente d'un logement social.

La rédaction vous conseille :