Location : après 15 ans de hausse, les loyers parisiens se stabilisent

Location : après 15 ans de hausse, les loyers parisiens se stabilisent

Selon l’enquête de l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (Olap), les loyers des nouveaux locataires parisiens se sont stabilisés en 2016 après une progression continue depuis 15 ans.

A Paris, une location coûte plus de 24 € le m²

Les résultats de l’enquête de l’Olap « confirment un retour certain à la modération des loyers privés constatés depuis 2014 », dans un contexte de reprise de l'économie francilienne. Ainsi, en 2016, les locations se sont conclues à un loyer moyen de 24,50 €/m² dans la capitale : un niveau quasi identique (-0,30 €/m²) à celui de 2015. Dans la petite couronne, ce loyer moyen s’élevait à 17,60 €/m², retrouvant son niveau de 2014. Dans une dépêche de l’AFP, l’Olap précise que cette modération de la hausse des loyers « résulte en grande partie des décrets annuels de limitation de la hausse des loyers à la relocation, pris chaque été depuis août 2012 » et de l'entrée en vigueur, depuis le 1er août 2015, de l'encadrement des loyers instauré par la loi Alur. De plus, en 2016, on a pu constater la quasi-stagnation de l'Indice de référence des loyers (IRL) qui fixe les plafonds des augmentations annuelles des loyers que peuvent exiger les propriétaires.

L’Olap, késako ?

L'Olap produit des statistiques sur les niveaux et l'évolution des loyers dans l'agglomération parisienne depuis plus de 30 ans, et sur l'ensemble de la région depuis 2013.

La part des relocations sans hausse atteint 45 %

Alors qu’ils ne sont pas soumis à l'encadrement, les loyers à la relocation sont restés relativement stables en petite couronne parisienne (+ 0,3 %) tandis qu'ils reculaient en grande couronne (- 1,2 % après - 0,4 % en 2015). Cependant, au cœur de la capitale, les loyers à la relocation ont progressé de 2 %. Cela montre que des tensions persistent sur le marché immobilier parisien, malgré la réglementation mise en place par l'État et les collectivités territoriales. En revanche, la part des relocations sans hausse atteint désormais 45 % à Paris, 64 % en petite couronne et 75 % en grande couronne, précise l'Olap (Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne). Cette modération contraste sensiblement avec la flambée des loyers exigés par les bailleurs à leurs nouveaux locataires à Paris, qui ont atteint + 8 à + 10 % de hausse annuelle, de 2007 à 2011.