A Paris, la progression des prix immobiliers pousse les primo-accédants en périphérie

A Paris, la progression des prix immobiliers pousse les primo-accédants en périphérie

Paris a perdu 14 000 habitants entre 2009 et 2014 et la progression des prix de l’immobilier est l'une des causes. La région Île-de-France en profite pour les accueillir avec un prix moyen de 3 150 €/m².

Paris renoue avec la hausse des prix immobiliers

La répartition des acquisitions par catégorie sociale professionnelle (CSP) observée par le réseau Century 21 est éloquente : dans Paris, en 2016, 79,4 % des acquéreurs étaient CSP + des cadres moyens (37,8 %) et 41,6 % des cadres supérieurs et des professions libérales. Et seulement 8,4 % d’employés et ouvriers. A l’inverse, dans la banlieue parisienne, les ouvriers, employés et cadres moyens dominent  à 75 % avec des disparités selon les départements. Les professionnels et les notaires constatent que le m² parisien est à nouveau orienté à la hausse. Une hausse à un chiffre certes alors qu’en 2011 et 2012, l’évolution était à deux chiffres. Les données fournies par Century 21 font état d’un marché néanmoins en bonne santé :

  • 8 447 €/m² : + 4,9 % sur un an. Et un bémol, l’accélération des prix au dernier trimestre faisant passer le prix au m² au-delà des 8 500 €/m².
  • 422 098 €, le prix moyen d’un appartement où les 30/40 ans sont présents à 26,5 % et les seniors à 22,8 %.
  • 51,4 m² : la superficie moyenne d’un bien acheté.
  • 67 jours pour vendre : 7 jours de moins qu’en 2015, mais 23 jours de plus qu’en 2011.
  • 2,9 %, l’écart de prix entre la mise en vente et la signature du compromis contre 3,4 % en 2015.
  • 66,4 % des achats sont financés par un emprunt d’une durée moyenne de 19,6 ans. Le recours à l’emprunt a augmenté de près de 10 points s’expliquant par la hausse des prix et par la baisse des taux d’intérêt.
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L'analyse du marché parisien vu par le réseau Century 21. © Century21

Bon à savoir

 L’acquisition se fait majoritairement à titre de résidence principale, à 61,3 %, en croissance de 3,5 % par rapport à 2015. Mais le placement opère un bon retour, avec 25,7 % des achats, en hausse de 8 %, sachant qu’en 2011, la barre était à 30 %.

L’Île-de-France, plus abordable malgré des disparités de prix

Entre la petite et la grande couronne, les prix de l’immobilier progressent aussi mais nettement moins vite globalement : de l’ordre de 1,4 % selon Century 21. Mais entre les Yvelines et le Val-d’Oise, par exemple, le parc n’est pas le même, la desserte en transport en commun non plus, ce qui rejaillit sur les prix. Voici les prix moyen au m² dans les cinq départements :

  • 2 181 €/m² en Seine-et--Marne (77) : + 0,3 %
  • 3 192 €/m² dans les Yvelines (78) : + 4,2 %
  • 2 675 €/m² en Essonne (91) : + 2,6 %
  • 5 337 €/m² dans les Hauts-de-Seine (92) : + 1,8 %
  • 2 968 €/m² en Seine-Saint-Denis (93) : - 2,9 %
  • 3 949 €/m² dans le Val-de-Marne (94) : + 4,7 %
  • 2 710 €/m² dans le Val-d’Oise (95) : + 1,5 %
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Sur le marché de la région Ile-de-France, les indicateurs sont à la hausse, reflétant un marché encore fragile. © Century21

Bon à savoir

Pour moins de 199 000 €, on achète près de 90 m² en Seine-et-Marne. Il faut dépenser près du double dans les Hauts-de-Seine pour habiter seulement 65 m².