5 conseils aux jeunes mariés pour bien acheter

5 conseils aux jeunes mariés pour bien acheter

Vous et votre fiancé(e) venez de convoler en justes noces ? La rédaction de SeLoger vous adresse toutes ses félicitations… Et vous livre accessoirement toutes les astuces pour bien acheter votre nid d’amour !

1 - Soyez sur la même longueur d’ondes avec votre moitié

Indépendamment du budget que vous vous serez fixés, il est préférable que le choix même de votre futur logement fasse l’unanimité au sein de votre couple. En clair, si madame ne jure que par le neuf alors que, de son côté, monsieur rêve de retaper une vieille maison, ça risque de coincer. De même si l’un se verrait bien en plein cœur d’un centre-ville, à deux pas des commerces alors que l’autre a des envies de gentilhommière au fin fond de la Creuse, votre couple risque fort de traverser quelques zones de turbulences avant même d’avoir emménagé…

Bon à savoir

Si les couples mariés sont aussi prisés des banquiers, c’est parce que le risque est divisé par deux. En clair, deux co-emprunteurs valent mieux qu’un…

2 - Soignez vos comptes

Si vous et votre mari/femme envisagez d’acheter un logement, sachez que l’établissement bancaire auprès duquel vous aurez déposé une demande de prêt immobilier ne manquera pas d’éplucher vos comptes sur les six derniers mois.

En clair, vous pouvez vous marier à Las Vegas si le cœur vous en dit mais abstenez-vous de faire chauffer la carte bleue aux tables des casinos de la ville. Découverts persistants (ou récurrents !), crédits renouvelables (ex « revolving »), cartes de crédit « fidélité » auprès de grandes enseignes (Carrefour, Auchan…), interdits bancaires et autres chèques sans provision risquant de ne pas être du meilleur effet aux yeux du banquier, tâchez de vous tenir à carreau, financièrement parlant.

L’idée derrière cette cure d’austérité ? Apparaître l’un et l’autre sous votre meilleur jour, endosser la panoplie du parfait petit couple d’emprunteurs et accessoirement obtenir un meilleur taux d’intérêt…

Dans le cas d’un prêt de 250 000 € sur 20 ans, une « ristourne » de 0,5 % sur le taux peut représenter jusqu’à 15 000 € d’économies ! Eh oui, les banquiers ont souvent tendance (allez savoir pourquoi !) à préférer les « fourmis » aux « cigales ». Et avoir un « bon dossier » vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté.

Conseils Seloger

De plus en plus de banques se servent du prêt immobilier comme d’un produit d’appel. Et l’heure est à la fidélisation de sa clientèle. Les jeunes couples primo-accédants en CDI (eh oui, le Contrat de travail à Durée Indéterminée est plus que jamais apprécié des banquiers…) payeront leur crédit immobilier moins cher qu’ils ne devraient. Mais si les banques consentent à faire un effort sur le taux, elles se rattraperont sur les frais bancaires…

3 - Prévoyez un apport

Disposer d’un apport personnel correspondant à 10 % du prix de l’appartement de vos rêves, hors frais de notaire, vous facilitera grandement la vie en cas de dépôt d’une demande de prêt immobilier. Au-delà de 10 % du prix de vente, un apport sera même aussi sexy aux yeux d’un banquier que pourrait l’être Angelina Jolie en bikini pour 99 % de la gent masculine ! Mais gardez en tête que ce n’est pas (toujours !) la taille qui compte. En clair, il est évident qu’en présence d’un faible apport, un banquier sera plus indulgent envers un jeune couple qui vient de se lancer dans la vie active qu’à l’égard de quelqu’un qui travaille depuis de nombreuses années. Et aura, par conséquent, eu tout le temps de mettre de l’argent de côté…

4 - Comparez les taux

Si les taux proposés par banque ou celle de votre conjoint ne vous satisfont pas, n’hésitez pas à changer de crémerie ! Comme il est désormais de mise dès lors que l’on recherche un séjour à l’étranger ou un billet d’avion au meilleur prix, com-pa-rez !

Allez frapper à la porte des banques : votre futur financement se trouve peut-être derrière l’une d’elles… Vous pensez que « trop de taux tue le taux » et ne parvenez plus à vous y retrouver parmi toutes les offres disponibles ? Utilisez un comparateur en ligne ou passez par un courtier qui négociera pour vous.

Bon à savoir

Par défaut, c’est le régime de la « communauté de biens réduite aux acquêts » qui s’applique aux couples mariés (articles 1400 et suivants du Code civil). En application de ce régime, tout bien (y compris le logement) dont les époux feront l’acquisition au cours de leur mariage sera réputé comme étant un bien « commun ». Qu’il ait été acheté par les époux conjointement ou seulement par l’un d’entre eux.

5 - Profitez des aides financières disponibles

Savez-vous qu’il existe toute une panoplie d’aides financières permettant, le cas échéant et sous conditions, de faciliter l’acquisition de votre petit nid d’amour ? Avouez qu’il serait dommage de ne pas en profiter ! 

Du PTZ+ (ou Prêt à taux zéro) pouvant être accordé aux ménages les plus modestes désirant investir dans le neuf (et bientôt également dans l’ancien) au Prêt Action Logement si vous ou votre conjoint êtes salariés d’une grande entreprise qui cotise au Comité interprofessionnel du logement (CIL) en passant par les prêts pouvant être accordés par les collectivités locales (région, département, commune, etc.), ce ne sont pas les aides qui manquent. Encore faut-il trouver celle à laquelle vous avez droit !

Les points clés à retenir

  • Pour que votre dossier soit « béton », efforcez-vous de garder vos comptes sous contrôle au moins 6 mois avant de déposer une demande de financement.
  • Très apprécié des banquiers, l’apport personnel représente 10 % du prix de vente du bien (hors frais de notaire) dont vous souhaitez faire l’acquisition.
  • Il existe des aides financières (PTZ+, Prêt Action Logement, etc.).