Paris XXe : une vie de quartier dans un arrondissement abordable et cosmopolite

Paris XXe : une vie de quartier dans un arrondissement abordable et cosmopolite

Ex-quartier ouvrier où la mixité sociale perdure, le XXe a attiré bon nombre de « bobos » depuis le début 2000. Petites et grandes surfaces se côtoient dans cet arrondissement recherché. 

Un arrondissement à l’aspect de gros village

La fusion d’anciens villages a donné lieu à l’avènement du dernier arrondissement parisien. La transformation en zone urbaine s’avère un succès puisque les petites places aux multiples commerces de proximité et les ruelles n’ont pas disparu. Jourdain (7 094€/m2) en est l’incarnation, le haut de la rue de Belleville (avec une vue magnifique sur la Tour Eiffel) et la rue des Pyrénées dégagent aussi cet aspect carte postale. Le 20e a une tradition d’accueil de populations immigrées. Troisième arrondissement en termes de population, sa répartition se faisant sur 598 hectares, on ne ressent pas la densité.

L’immobilier à Paris XXe en quelques chiffres

  • Les prix à l’achat sont abordables en comparaison du marché parisien. En août 2014, le mètre carré chiffrait à 7 086€, contre 8 232 € en moyenne dans la capitale.
  • Une maison type dans l’arrondissement comprend 4,3 pièces, contre 2,5 pièces pour un appartement. Des surfaces confortables pour Paris.
  • Preuve de son attractivité, le taux d’ancienneté des ménages présents dans le 20e depuis moins de neuf ans s’élève à 41 %. 

Transports : stationner reste possible

C’est l’une des rares zones où il encore possible de trouver une place pour sa voiture sans tourner des heures. Avec l’afflux de bobos venant fréquenter bars et restos en fin de semaine, vers Gambetta, Jourdain et Père Lachaise, cet argument devient presque obsolète. Mieux vaut privilégier l’une des 19 stations de métro répartis sur six lignes. Vélo et Vélib restent l’apanage des amateurs de montées, particulièrement vers Télégraphe, Ménilmontant et Saint-Fargeau. Le tram est également présent en doublure du périphérique, idéal pour rejoindre le nord de Paris.

Quels quartiers faut-il favoriser ?

Les secteurs  qui ont le vent en poupe se nomment Cours de Vincennes et Gambetta. Les prix grimpent jusqu’à 8 000 €/m² dans ce quartier. Au sud du Père-Lachaise, les maisons sont très prisées, notamment La Villa Godin et la Cité Aubry. Les appartements du secteur rues de la Plaine et des Grands Champs trouvent vite preneurs. Bref, le sud de l’arrondissement est recherché dans sa globalité. Comptez environ 7 000€/m2 vers Alexandre-Dumas, Maraîchers, Avron et Nation. En moyenne, les couples disposant d’environ 300 000 euros trouvent un T3 dans l’arrondissement.

Les prix bas de Porte de Montreuil et proche de Bagnolet (à deux pas du périphérique) ne grimperont pas tant que l’habitat restera dégradé, comme par exemple sur le boulevard Davout. Le tram et la réhabilitation du secteur Est n’attirent pas encore les acheteurs, même à 6 700€/m2.

Si la « gentrification » est flagrante en bordure du 11e et vers Jourdain, le 20e arrondissement représente une belle opportunité pour les budgets serrés en quête de quiétude et d’une vie de quartier.

Les points clés à retenir

  • Le 20e arrondissement a su préserver son aspect village, ce qui lui confère une qualité de vie plus tranquille que les arrondissements du centre.
  • Les primo-accédants et les potentiels acheteurs de la classe moyenne sont en mesure de se payer un bien.
  • L’Insee relève 6,1 % de logements vacants. De bonnes affaires peuvent encore être réalisées à moyen terme.