Location : gérer seul ou déléguer à un professionnel de l'immobilier

Location : gérer seul ou déléguer à un professionnel de l'immobilier
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Vous souhaitez maximiser la rentabilité de votre investissement immobilier. Entre la gestion en direct ou déléguée, votre cœur balance ? Voici quelques éléments pour vous aider à faire le bon choix.

Recours à un gestionnaire professionnel : un coût, mais de réels avantages

Bien éloigné du domicile, manque de temps, parc immobilier important… le choix de déléguer à un professionnel la gestion d’une location est pertinent dans de nombreux cas de figure. Cette démarche permet, en effet, de se décharger d’un certain nombre de tracasseries, notamment administratives. Ici, le gestionnaire devient seul interlocuteur du locataire. A la place du propriétaire, il se charge, à la fois, d’émettre les avis d’échéance et les quittances de loyer. Sur place, si des réparations s’imposent, là encore, il prend la main, de la demande de devis, à la réalisation effective des travaux.

Autre atout du gestionnaire : c’est un spécialiste des questions juridiques et financières. Il s’occupe de rédiger vos contrats de location, de dresser les états des lieux ainsi que de régulariser les loyers. Mais, le gestionnaire peut même vous conseiller en matière de fiscalité. Si son mandat le lui autorise, il peut d’ailleurs remplir vos déclarations, à votre place. Notez enfin que faire appel à un gestionnaire, c’est se protéger efficacement d’éventuels litiges. Par exemple, en cas de défaillance du locataire, il saura utiliser tous les moyens légaux pour récupérer les sommes dues. Libérant de nombreuses contraintes, le choix de déléguer à un professionnel la gestion de son bien immobilier est donc synonyme de confort et de sécurité pour les propriétaires.

Comment bien choisir un gestionnaire de biens ? 

Vous êtes à la recherche d’un gestionnaire sérieux et efficace ? Tout d’abord, pensez à sélectionner un véritable spécialiste de la gestion des biens plutôt qu’un spécialiste des transactions. Ces deux professionnels ont, en effet, une approche très différente. Autre piste, sélectionner le professionnel le plus réactif et celui qui vous apportera les conseils les plus pertinents, sur la fiscalité, par exemple, ou sur la valorisation de votre bien. Autant de petits plus qui font la différence.

Notaire, agent immobilier, administrateur de biens peuvent être gestionnaire 

La mission d'un gestionnaire de biens ? Se charger tout d’abord de l’ensemble du volet administratif : encaissement des loyers, répartition des charges locatives, gestion des travaux ou sinistres, etc. Si vous le désirez, le gestionnaire peut également se charger de la recherche d’un locataire et de la rédaction du bail. Il vous demandera alors une commission égale à deux mois de loyer maximum, partagée entre vous et le locataire.

En moyenne, les honoraires des gestionnaires oscillent entre 6 et 10 % TTC du montant annuel des loyers, charges comprises. Un coût non négligeable qui impacte la rentabilité de votre bien, à court terme… mais pas nécessairement à long terme. Car, dans la perspective de toucher ses honoraires de gestion, le gestionnaire multipliera les efforts pour vous aider à trouver un locataire au plus vite et minimiser les périodes de vacances. D’ailleurs, pour atteindre cet objectif, il dispose de tous les moyens techniques. Vitrines de l’agence, relais sur différents sites web de petites annonces, réseau local et équipe dédiée sont autant d’outils qui l’aideront à dénicher la perle rare, en un temps réduit !

Gérer son bien en location : prévoyer beaucoup de temps

Aujourd’hui, près de 50 % des bailleurs choisissent de gérer la location de leur bien, en direct. Plus économique, ce choix ne doit toutefois pas être fait à la légère. Car entre l’édition des quittances, la rédaction du bail, la gestion de réparations ou les éventuelles relances des locataires en cas d’impayés, la gestion d’un bien nécessite en moyenne une trentaine d’heures chaque année.

La recherche d’un nouveau locataire nécessite une quinzaine d’heures en moyenne, entre la publication d’annonces, la réalisation de diagnostics obligatoires, la prise de rendez-vous et les visites. Sachez que pour une simple annonce, un propriétaire peut recevoir une trentaine de coups de fils, voire encore plus dans les zones les plus recherchées. Si vous décidez de gérer en direct votre bien, gardez à l’esprit que cette mission nécessite un investissement important de votre part. Assurez-vous, avant de statuer, que vous disposez de suffisamment de temps libre pour vous y consacrer pleinement. De plus, vous devez absolument disposer de connaissances immobilières et juridiques et vous tenir informés des dernières actualités en matière de réglementation.

Surveiller l’actualité en matière de règlementation 
Rester attentif aux évolutions en matière de règlementation immobilière est un impératif si vous gérez en direct, car cette règlementation évolue sans cesse. A vous, donc, de faire le nécessaire pour effectuer une véritable veille d’actualité sur les changements législatifs ou règlementaires. Sachez, par exemple, que la Loi Alur (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové), entrée en vigueur en janvier 2015, a modifié certaines règles applicables en matière de location et implique de nouvelles obligations pour les bailleurs. Par exemple, en cas de restitution tardive du dépôt de garantie, des intérêts de retard seront dus au locataire. Pour ne rien manquer de ces changements en matière de législation, gardez toujours un œil ouvert sur l’actualité.

Les points clés à retenir

  • Gestion déléguée : idéale si vous avez peu de temps libre, si vous résidez loin du logement ou si vous gérez plusieurs biens
  • Gestion en direct : envisageable si vous avez suffisamment de temps et de solides connaissances en immobilier/règlementation