Rentabiliser votre résidence secondaire

Rentabiliser votre résidence secondaire

La France est sans conteste le pays européen comptant le plus de résidences secondaires. Malgré les prix en baisse, les coûts d’entretien restent élevés. Des moyens existent pour rentabiliser votre investissement.

Des charges plus élevées que pour une résidence principale

Contrairement à la résidence principale, la taxe d’habitation ne bénéficie pas d'abattements. Dans certains cas, vous pourrez même être soumis à une surtaxe d’habitation. La dernière loi de finances autorise les communes situées en zones tendues à majorer la part de la taxe d’habitation leur revenant de 20 %. Quant à la prime d’assurance, elle est également plus élevée en raison du risque accru de cambriolages. D’autre part, certaines charges spécifiques à la localisation du bien existent.

Bon à savoir

Un logement situé sur la côte n'est pas seulement plus cher à l'achat. Les coûts d'entretien sont également plus élevés, notamment en raison de la corrosion, qui attaque les façades, les huisseries et les garde-corps. Conséquence : les ravalements sont fréquents et onéreux.

Les solutions pour rentabiliser votre résidence secondaire

La location est la solution idéale pour rentabiliser un bien dans lequel on se rend peu. Elle vous permet d’amortir vos charges, et éventuellement de réaliser un bénéfice. Pour accroître l’attractivité de votre bien, il est nécessaire de soigner la présentation du logement et de le munir de nombreux équipements (électroménager, literie, etc.). Certains sites spécialisés dans la location saisonnière vous permettent de mettre en ligne une annonce pour votre bien (vacances.seloger.com...).

Si vous n’avez pas la possibilité de recevoir le locataire vous-même, vous pouvez faire appel à une personne de confiance ou à une société spécialisée. Ces dernières ont l’avantage de pouvoir s’occuper du ménage et/ou d'inclure un service de conciergerie. Vous pouvez aussi recourir aux services d'un agent immobilier pour gérer votre location.

Location saisonnière : quel régime d’imposition ?

Les loyers issus d’une location saisonnière entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). S’ils ne vont pas au-delà des 32 900 €, vous serez soumis au régime des micro-bic.

Chiffres clés

Le régime des micro-bic permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire pour charges de 50 % sur les recettes locatives. Il peut atteindre 71 % si la location est classée « Gîtes de France » ou « meublé de tourisme ».

Vous pouvez également opter pour le régime réel si vos charges excèdent le montant de l’abattement. Cela vous permettra d’imputer la totalité de vos travaux ou intérêts d’emprunt. Néanmoins, le montant déductible est calculé au prorata du temps de location. 

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