Négociez les frais annexes d'un crédit immobilier

Un prêt immobilier ne vient jamais seul. il est accompagné de frais annexes, qui entrent dans le calcul du TEG. ©Orédia
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Quand on effectue un emprunt immobilier, on se focalise souvent sur le taux d’intérêt, au détriment des frais annexes. Ce sont pourtant eux qui risquent de faire monter la note. Découvrez comment les réduire.

Qu’entend-on par « frais annexes » ?

Vous vous apprêtez à négocier un prêt immobilier avec votre banque ? Trois aspects sont à prendre en considération :

  1. le montant de l’emprunt,
  2. le taux d’intérêt,
  3. les frais annexes.

les frais annexes incluent aussi bien, à court terme, les frais de dossier et le coût de l’assurance que, à long terme, les pénalités liées à un éventuel remboursement anticipé. Vous avez donc tout intérêt à garder l’œil ouvert sur les aspects financiers auxquels vous aurez à faire face, non seulement dans l’immédiat, mais aussi, potentiellement, dans l’avenir !

Frais de dossier, frais d'assurance...

  • Les frais de dossier peuvent osciller entre 200 et 800 euros, en fonction des banques et du type d’emprunt requis.
  • Sur la base d’un contrat individuel, les frais d’assurance varient en fonction de l’âge de l’emprunteur, mais aussi de sa santé et de sa profession. Les taux situent entre 0.10 % et 0,30 % par an pour les moins de 35 ans et peuvent passer au-delà de 0,40 % ensuite. 

Chiffres clés

Pour un taux d'assurance de prêt de 0.30 %, pour une personne de 32 ans en bonne santé, ayant emprunté 100 000 € sur 25 ans, celle-ci cotisera 300 € par an pour une police totale de 7500 €.

Comment les réduire immédiatement ?

S’il vous est impossible de négocier des taux déjà fixés, vous pouvez tenter de baisser les frais immédiats liés à l’emprunt. Premièrement, en discutant vos frais de dossier avec votre banquier ou votre courtier. Plus votre profil d’emprunteur est simple, moins le dossier aura été difficile à monter, et plus vous pouvez négocier. Pour vous y aider, proposez un marché à votre conseiller, comme de lui souscrire une assurance habitation à condition qu’il baisse ses honoraires. Ensuite, intéressez-vous à l’assurance : si celle que vous propose votre banque paraît trop élevée, adressez-vous à des organismes indépendants, dont vous comparerez soigneusement les tarifs.

Pensez à négocier un rembourssement anticipé

Vous achetez votre appartement aujourd’hui, mais vous ne savez pas s’il vous conviendra toujours dans les prochaines années. Peut-être, d’ici quelque temps, aurez-vous envie d’acheter un logement plus vaste ! Vous devrez alors payer à votre banque des pénalités pour remboursement anticipé. Les pénalités appliquées sont variables selon les banques. La loi impose de ne pas dépasser 6 mois d'intérêts des sommes remboursées ou 3 % du capital restant dû. 

Toutefois, en les négociant, ou en incluant, dans votre contrat de prêt, une clause spécifiant que la propriété pourra être revendue en vue de l’achat d’une autre, ces pénalités pourront être réduites ou annulées. De même, assurez-vous que l’emprunt que vous faites aujourd’hui pourra être transféré pour un achat immobilier futur, afin de profiter du même taux d’intérêt pour votre nouvel emprunt, quitte à le compléter, si besoin est, par un autre prêt comportant son propre taux d’intérêt.

Les points clés à retenir

  • Un prêt immobilier ne vient jamais seul ; il est escorté de frais annexes, qui entrent dans le calcul du TEG (taux effectif global) et doivent être négociés un par un.
  • Concernant l’assurance, demandez plusieurs devis et prenez le temps de les comparer.
  • Même si, pour l’instant, vous êtes convaincu que vous habiterez pour toujours dans cet appartement, donnez-vous la possibilité de changer d’avis en prévoyant la revente et l’achat d’une autre propriété dans le contrat.