Les marges de négociation sur les prix immobiliers battent en retraite !

Depuis la rentrée, on assiste à une débâcle quasi générale des marges de négociation sur les prix immobiliers qui perdent partout - ou presque - du terrain. Et personne n’est épargné : pas plus les maisons que les appartements !

Repli général des marges de négociation sur les prix immobiliers

Si l’on était dans un film de Science-Fiction, on pourrait croire que les marges ont été victimes d’un rayon rétrécissant tant elles se sont amenuisées… Sur l’ensemble du territoire, les logements font actuellement l’objet de négociations avoisinant 4 % du prix de vente indiqué dans l’annonce. Du côté des appartements, la tendance qui était - déjà - baissière ne fait que se poursuivre. Pour ce type de biens, l’écart entre les prix affichés et les prix constatés le jour de la signature du compromis ne cesse de se combler. Et c’est bien normal car, comme le fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, « le ralentissement de la hausse des prix affichés se poursuit à un rythme plus soutenu que celui des prix signés ». Quant aux maisons, la fragilité de la demande et la réduction des prix, qui s’en est mécaniquement suivie, n’ont pas manqué d’occasionner une baisse des ristournes concédées par les vendeurs… et donc un recul des marges !

marge negociation logement septembre 2018

Des marges qui restent élevées en Bretagne : 5 % pour les maisons

De Lorient à Brest, en passant par Saint-Malo et Dinan, les marges de négociation sont plus élevées en Bretagne qu’ailleurs. Si vous cherchez à acheter un appartement en Bretagne, les données recueillies par le baromètre LPI-SeLoger indiquent que devriez pouvoir le négocier à hauteur de 5,5 % du prix de vente indiqué dans l’annonce. Et si c’est une maison que vous avez l’intention d’acheter en terre celte, la marge avoisinera le plus souvent les 5 %. Mais les propriétaires bretons ne sont pas les seuls à pratiquer des marges XXL : les Auvergnats et les Champenois se distinguent aussi par des marges d’un niveau élevé. Lequel s’explique par le fait que Bretons, Auvergnats et Champenois, parce qu’ils sont confrontés à une demande fragile, se retrouvent bien souvent obligés de « réviser les ambitions afin de réaliser la vente » à peine de « risquer un accroissement des délais de vente », voire que la vente ne se fasse pas ! Eh oui, mieux vaut un oiseau dans la main que deux dans l’arbre...

Marges de négociation en France

  • 3,9 % en moyenne du prix affiché d’un logement.
  • 4,6 % pour une maison.
  • 3,3 % pour un appartement.

Des marges ténues en Île-de-France : 2,8 % pour les appartements

Compte tenu de la forte demande immobilière qui les caractérise, les régions Île-de-France (3,8 % pour les maisons / 2,8 % pour les appartements) et Rhône-Alpes (3,6 % / 3 %) affichent - sans surprise - des marges de négociation parmi les plus basses de l’hexagone. Et pour cause, les vendeurs n’ont bien souvent pas à revoir leurs prix à la baisse pour accélérer ou encore pour débloquer la vente. Il n’est d'ailleurs pas rare que les acheteurs, conscients que la balle est dans le camp des vendeurs et que la concurrence ne joue pas en leur faveur, ne négocient pas ou peu le prix qu'on leur propose…

Le top 5 des régions où les appartements sont le plus négociés

Région Marge de négociation
Bretagne 5,5 % du prix affiché
Basse-Normandie 5,4 %
PACA 5,2 %
Bourgogne 5,1 %
Lorraine 4,5 %