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Négociation : des marges supérieures à leur niveau habituel

Négociation : des marges supérieures à leur niveau habituel

Lorsque l’on acquiert un bien immobilier, la décote pouvant être négociée varie selon la région où la vente a lieu. Où négocie-t-on le plus (et le moins) ? Le baromètre LPI-SeLoger vous répond.  

Négociation : des marges supérieures à leur niveau habituel

Une marge de négociation très élevée en Bretagne et en Poitou-Charentes

Tous biens confondus (maisons et appartements), c’est du côté d’Angoulême, de La Rochelle, de Poitiers mais aussi de Saint-Brieuc, de Quimper ou encore de Vannes  que la décote obtient sa moyenne la plus haute. En Bretagne, la marge de négociation atteint, en effet, 6 % pour une maison et 8 % pour un appartement.

Quant à la région Poitou-Charentes, la décote obtenue pour une maison ou un appartement sera respectivement de l’ordre de 4 et de 10 %. Enfin, avec des négociations allant de 6,4 % pour les appartements à 7,2 % pour les maisons, la Champagne-Ardennes n’est pas en reste.

Chiffres-clés

  • En France, maisons et appartements confondus, la marge de négociation est de 5,2 % du prix de vente.
  • En avril 2015, la décote était de 5,4 % sur les maisons et de 5,1 % pour les appartements.

Dans le Limousin, une ristourne de 12,5 % sur les appartements

Affichant un écart de plus de 7 % par rapport à la moyenne nationale, des villes comme Tulle, Guéret ou bien Limoges, où la négociation pour un appartement peut atteindre 12,5 % du prix affiché, feront le bonheur des acquéreurs et des investisseurs.

Sur le marché des appartements, les marges se sont maintenues à un niveau supérieur à l’habitude de l’ordre de 20 % » 

Michel Mouillart, Professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

Des négociations serrées en Alsace

Du côté de Strasbourg et de Colmar, les acquéreurs d’un bien immobilier devront batailler ferme s’ils veulent parvenir à transiger sur son prix de vente affiché. Et pour cause, l’Alsace compte parmi les régions de France où la marge de négociation atteint, pour le mois d’avril 2015, son plus bas niveau : 1,7 % pour les maisons et 2,9 % pour les appartements. De même, vers Clermont-Ferrand, les rabais décrochés par les acheteurs ont été de 3,4 % pour les maisons et de 2,9 % pour les appartements.

À ce stade, il est intéressant de constater qu’alors qu’il se caractérise par un taux de négociation record pour les appartements (12,5 %), en revanche, pour ce qui est des maisons, le Limousin affiche une marge de négociation de… 0 % !

Une marge de négociation inhabituellement haute

Comme le fait remarquer Michel Mouillart, « les marges restent (…) au-dessus de leur niveau habituel » : 10 % pour les maisons et jusqu’à 20 % pour les appartements. Ce phénomène pourrait trouver son origine dans une certaine discordance entre la réalité du marché et la valeur que les vendeurs attribuent à la valeur de leur bien. En effet, alors que « les prix réalisés ont tardé à repartir à la hausse, les ambitions des vendeurs n’ont pas été revues à la baisse ».

Les points clés à retenir :

  • En moyenne, c’est en Bretagne et en Poitou-Charentes que l’on négocie le plus (de 6 % pour une maison à 10 % pour un appartement).
  • Dans le Limousin, la décote pourra atteindre 12,5 % pour l’achat d’un appartement.
  • Tous biens confondus, les marges de négociation affichent un niveau inhabituellement élevé.

Le baromètre des prix de l'immobilier LPI-SeLoger mai 2015

© LPI-SeLoger juin 2015