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Le prix immobilier va-t-il continuer d’augmenter en 2020 ?

Le prix immobilier va-t-il continuer d’augmenter en 2020 ?

Alors que les prix des logements ralentissent à Paris, qu’ils reculent à Bordeaux mais qu’ils explosent à Lyon, il est légitime de se poser la question de savoir si le prix de l’immobilier continuera d’augmenter cette année, ou si l’envolée des tarifs immobiliers appartient désormais au passé.

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Au global, c’est la hausse des prix immobiliers qui prévaut

Il ressort de l’étude des données recueillies par le baromètre LPI-SeLoger que dans l’ancien, et tous logements confondus, les prix immobiliers poursuivent leur progression. Jugez plutôt, ceux-ci terminent l’année 2019 sur une hausse de 4,9 % sur 1 an et de 1 % sur trois mois. À titre de comparaison, à fin 2018, les prix des logements anciens n’avaient augmenté que de 3,5 %. Il est d’ailleurs intéressant de constater que la hausse des prix reste toutefois moins rapide sur le marché des appartements anciens (+ 4,3 % sur 1 an en 2019 contre + 3,4 % en 2018) que sur le marché des maisons (+ 5,6 % sur 1 an contre + 3,6 % en 2018). Nul doute que l’amélioration qu’ont connue les conditions de crédit (allongement de la durée des prêts, recul des taux d’emprunt, baisse du taux d’apport personnel) en 2019 ont joué un rôle de premier ordre dans l’accélération des tarifs des maisons. Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, pointe d’ailleurs du doigt le fait que les prix des maisons n’avaient pas connu une « augmentation aussi rapide depuis 2011 » .

Bon à savoir
  • Prix global : 3 414 €/m².
  • Prix des maisons : 3 044 €/m².
  • Prix des appartements : 3 757 €/m².

Les prix des logements devraient ralentir en 2020

En se basant sur les chiffres compilés par le baromètre LPI-SeLoger, il est permis de penser que les prix des logements devraient encore ralentir en 2020. En cause, une hausse du prix de l’immobilier qui devrait continuer de plomber la demande des ménages alors que, dans le même temps, ceux-ci ne pourront plus profiter de conditions de crédit aussi bonnes qu’en 2019. « Après un mois de janvier fortement perturbé par les grèves, le reste de l’année 2020 devrait être moins dynamique que 2019 » indique Michel Mouillart. Qui ajoute qu’en dépit de « taux d’intérêt qui resteront très bas et d’une pression de la demande qui restera forte », en 2020, le marché de l’ancien devrait accuser une « diminution de 5 à 8 % de ses ventes ». Dans 1/3 des régions, on assiste d’ailleurs actuellement à un recul du nombre de transactions immobilières. Enfin, les inégalités (attractivité, prix au m, évolution des prix…) entre les villes devraient se creuser.

Bon à savoir
  • En 2019, le nombre de logements anciens a augmenté de 8,4 %.
  • En 2018, le nombre de compromis avait reculé de 4,7 %.

Les prix ralentissent à Paris… et ils baissent à Bordeaux !

Comme le fait remarquer Michel Mouillart, « le ralentissement de la hausse des prix des appartements que l’on constate depuis le printemps dernier dans nombre de grandes villes s’est poursuivi ». Le marché immobilier parisien illustre parfaitement cette « slow tendance ». Aors que le prix au m² à Paris reste élevé comme jamais (il coûte plus de 10 000 € dans 14 arrondissements !), la hausse – annuelle – ralentit. Alors qu'elle atteignait + 6,6 % à fin 2018, elle se limite, en effet, à + 5,7 % en 2019. Pour autant, cette perte de vitesse des prix parisiens ne saurait gommer les disparités constatées entre arrondissements. Le baromètre LPI-SeLoger fait ainsi état d’un prix immobilier dans le 7e arrondissement de Paris qui est 50 % plus élevé que dans le 19e.

Quant à Bordeaux, force est de reconnaître que la page de la hausse à deux chiffres (et même de la hausse tout court) semble bel et bien tournée… Sur l’année, le prix de l"immobilier bordelais baisse de 1,1 %. À l’origine de ce recul, des acheteurs qui ont déserté la préfecture de la Gironde au profit des communes avoisinantes afin de profiter de tarifs plus abordables. À Mérignac et à Pessac, devenir propriétaire coûte, en effet, 25 % moins cher qu’à Bordeaux. Mais Bordeaux n’est pas un cas isolé et l’on constate que la demande se reporte également de Lille sur sa périphérie.

« Le rythme de la hausse des prix s’est nettement affaibli sur la métropole de Bordeaux »

Michel Mouillart, porte parole du Baromètre LPI-Seloger

À Lyon et dans le Grand Ouest, la hausse accélère !

Selon le baromètre LPI-SeLoger, les prix explosent (+ 13,5 %) à Villeurbanne, la « petite sœur » de Lyon.  Mais contrairement à ce que l’on observe sur le marché bordelais, le report de la demande de Lyon sur sa proche périphérie n’empêche pas les prix lyonnais d’augmenter fortement (+ 9,1 %). Car plutôt que de siphonner le marché lyonnais dont elle aspirerait avidement les acquéreurs, Villeurbanne se contente d’éponger le surplus de demande et de proposer une alternative aux acheteurs.

Quant au Grand Ouest, la rencontre entre une demande soutenue et des biens dont les stocks s’épuisent contribuent à faire grimper les prix de vente dans de nombreuses villes. Enregistrent ainsi plus de 10 % de hausse annuelle Angers, Brest, Nantes, Rennes et Saint-Nazaire.

Les marges de négociation aux abonnés absents

Jamais, par le passé, on avait observé des marges de négociation aussi ténues ! Sur le marché des maisons, elles sont 15 % plus basses que leur moyenne de longue période et sur le marché des maisons, les marges sont jusqu’à 25 % inférieures à leur moyenne. L’offre des logements disponibles allant en diminuant face à une demande qui fait preuve de dynamisme, Michel Mouillart constate que les « acheteurs préfèrent désormais renoncer à leur pouvoir de négociation afin d'augmenter leurs chances de signer un compromis de vente ». Mais contre toute attente, voilà que les marges sont aussi faibles dans les « régions fortement urbanisées » que sur les « marchés plus tranquilles » que constituent « les territoires ruraux et les villes de dimension moyenne ».

Bon à savoir
  • Au global, la marge de négociation est de 3,8 %.     
  • Pour une maison, elle atteint 4,5 %.  
  • Pour un appartement, la marge se limite à 3,2 %.  
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