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+ 24 % d'expulsions locatives en 2015 !

+ 24 % d'expulsions locatives en 2015 !

Alors que le nombre des expulsions locatives était relativement stable depuis dix ans, ce dernier a beaucoup augmenté en 2015 où l’on a dénombré plus de 14 000 expulsions, soit une augmentation de 24 %.

+ 24 % d'expulsions locatives en 2015 !

Plus de 14 000 expulsions dénombrées, une hausse inédite

Hier, la Fondation Abbé Pierre a annoncé que le nombre des expulsions locatives, avec intervention des forces de l'ordre, avait bondi de 24 % en 2015 pour s'établir exactement à 14 363 ! Une hausse inédite, sans compter le fait que les expulsions avec intervention des forces de l’ordre ne représentent qu’une minorité des expulsions. En effet, de nombreux locataires préfèrent quitter leur logement avant toute intervention. Une triste nouvelle selon la Fondation Abbé Pierre puisque le nombre des expulsions semblait stable depuis dix ans : « Ces chiffres alarmants sont la conséquence de la hausse des loyers dans le parc privé, mais aussi dans le parc social », estime la Fondation.

Bon à savoir

  • Chaque année, environ 120 000 décisions d’expulsion sont prononcées par les tribunaux, la Fondation en compte 132 196 pour 2015.
  • Seulement 9 % font l'objet d'une exécution par un huissier de justice.

La Fondation Abbé Pierre lance un appel aux politiciens

Créée en 1992 pour lutter contre le mal-logement et les phénomènes d'exclusion, la Fondation Abbé Pierre s’insurge, encore aujourd’hui, contre les problèmes de logement et espère que la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre, sera « pour tous les acteurs l'occasion de se remobiliser pour éviter ces drames humains ». Des changements sont encore possibles et le triste record des expulsions en 2015 ne représente pas une fatalité pour l’organisation. Dans son communiqué, elle espère des améliorations et des prises de décisions politiques rapides comme des aides à la quittance dès les premières difficultés ou des permanences associatives d’accompagnement juridique des ménages à chaque stade de la procédure.

Il revient aux pouvoirs publics de refuser au maximum l’octroi de la force publique, jusqu’à ce qu’une solution de relogement digne soit trouvée pour le ménage, et d’indemniser les bailleurs dans cette attente. Cela doit déjà être appliqué pour les personnes vulnérables ».

Fondation Abbé Pierre.

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