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« A Bordeaux, les prix augmentent sur les biens immobiliers d’exception »

Avec la crise sanitaire, Bordeaux a connu l’arrivée de nouveaux acheteurs en provenance de toute la France. Jean Révolat, directeur associé de l’agence Révolat & Associés, fait le point sur les grandes évolutions du marché immobilier bordelais ces derniers mois.

« A Bordeaux, les prix augmentent sur les biens immobiliers d’exception »

Quels types de biens se vendent le plus dans le centre de Bordeaux ?

Dans l’hypercentre, la plupart des biens sont des appartements. Ils sont donc très largement majoritaires dans les transactions réalisées sur ce secteur. Cependant, pour le proche boulevard, il y a un intérêt tout particulier pour les maisons avec extérieur disposant d’un terrain piscinable. Cela dit ce type de bien s’adresse à une population disposant d’un budget solide. De manière générale, les clients s’orientent principalement vers des biens disposant d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin.

La mise en place du télétravail va-t-elle provoquer une augmentation de la demande dans votre secteur ?

La majorité des acheteurs souhaitant s’installer à Bordeaux pour télétravailler sont déjà arrivés. Il est peu probable que ce phénomène perdure.

À cet égard, la pièce en plus est-elle une demande récurrente ?

C’est un critère qui prend de l’importance. Les acquéreurs apprécient d’avoir un bureau ou un espace pour pouvoir travailler à distance.

« À Bordeaux, il faut environ 3 mois pour vendre un bien immobilier »

Jean Révolat, directeur associé de l’agence Révolat

Quels sont les secteurs les plus demandés ?

Le Centre-ville, Croix Blanche, Saint-Seurin, Saint-Genès, le Parc Bordelais et le Bouscat sont toujours des secteurs très convoités. Ces quartiers sont appréciés notamment pour leurs écoles, leur proximité aux commerces et aux transports. D’autres secteurs, un peu en retrait ces dernières années, fonctionnent très bien aujourd’hui comme le quartier du Sacré Cœur.

Avec la crise sanitaire, le marché immobilier s’est-il tendu davantage ?

C’est effectivement le cas. Les transactions ont fortement progressé dès la fin du premier confinement. Le marché demeure assez cyclique. Avant l’été, nous avons constaté une hausse très importante en vue de l’installation des familles pour la rentrée scolaire de 2021/2022. Juillet et août ont été plus calmes et nous constatons en ce début septembre une petite reprise.

Face à un marché tendu, les acquéreurs ont-ils tendance à moins négocier les prix ?

Pas forcément, tout va dépendre des biens. Si le prix de vente est correctement estimé, les biens se vendent rapidement sans réelle négociation. En revanche, certains biens sont toujours trop chers et dans ce cas les acheteurs n’hésitent pas à négocier. Ces types de logements restent d’ailleurs (trop) longtemps sur le marché.

Bon à savoir

Le prix au mètre carré à bordeaux est de 4 700 €, environ.

Recevez-vous une clientèle de primo-accédants dans votre secteur ?

Nous avons peu de demandes pour une première accession à la propriété dans le centre-ville de Bordeaux, les biens s’adressant à une clientèle relativement fortunée. Les primo-accédants préférent s’excentrer pour profiter de biens plus accessibles financièrement tout en correspondant à leurs critères de recherche. Le centre-ville est souvent synonyme de contrainte et de repositionnement des désidératas (surface, chambre, extérieur...).

Quels sont les secteurs les plus rentables pour les investisseurs ?

Le marché locatif sur la métropole de Bordeaux est très tendu. L’offre est extrêmement limitée par rapport à une demande toujours croissante. Pour un même type appartement, les prix des loyers varient en fonction des secteurs, il en va de même pour les prix d’acquisition ce qui induit une rentabilité relativement identique. On achète à Bordeaux un patrimoine avant d’acheter une rentabilité.

Avec la Covid, la pierre est-elle plus que jamais une valeur refuge ?

Cela a toujours été le cas en temps de crise. L’immobilier est un investissement fiable avec une aversion au risque faible et où les capitaux sont protégés. Cela est d’autant plus vrai dans une ville comme Bordeaux, rayonnante. La crise économique, que nous traversons, renforce ce sentiment et nous constatons l’arrivée d’acheteurs disposant d’une épargne importante et souhaitant investir dans l’immobilier, mais pas à n’importe quel prix !

Jean Révolat © SeLoger
Jean Révolat, Directeur associé de l’agence Révolat & Associés
Agence Révolat & Associés, 8 rue Nancel Penard, 33000 Bordeaux