« A Saint-Jean-Pied-de-Port, les prix immobiliers sont en hausse »

14 mai 2021
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La Basse-Navarre et le secteur de Saint-Jean-Pied-de-Port sont prisés des acquéreurs provenant de zones urbaines. Jean-Pierre Indaburu, gérant de l’agence Erlea Immobilier, nous propose son éclairage au sujet de ce marché immobilier tendu.

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« A Saint-Jean-Pied-de-Port, les prix immobiliers sont en hausse »
A Saint-Jean-Pied-de-Port, les acquéreurs locaux se sentent défavorisés face aux acquéreurs provenant des grandes métropoles. © Boris Stroujko

Quel est votre secteur de chalandise ?

Nous intervenons dans la province de Basse Navarre, du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port et dans un rayon d'environ 35 kilomètres autour. Il s’agit d’un secteur assez rural et la plus grande commune compte à peine plus de 5 000 habitants.

Le marché immobilier de La Basse-Navarre et du secteur de Saint-Jean-Pied-de-Port est-il dynamique ?

Il est devenu particulièrement dynamique à la suite de la crise sanitaire, comme beaucoup de zones rurales. Nous voyons arriver beaucoup de Franciliens qui ont acheté à des prix élevés sur la Côte Basque et sur la Côte Landaise et dans la mesure où la Côte devient engorgée, ces acquéreurs souhaitent sortir des zones très urbanisées en recherchant dans notre secteur. Notre clientèle est également locale, mais les prix immobiliers ont tendance à augmenter et notre clientèle locale présente des budgets limités, ce qui devient difficile pour ces profils d’acquéreurs.

L’acquisition des acquéreurs urbains exclut donc les acquéreurs locaux du marché immobilier ?

Oui, de fait et cela fait augmenter les prix. Certains acquéreurs urbains arrivent avec des paiements au comptant et d’autres détiennent un capital placé à la banque mais craignent une crise financière à la suite de la crise sanitaire et préfèrent donc placer ce capital dans la pierre.

Le prix immobilier de Saint-Jean-Pied-de-Port s’élève à 1 850 €/m², environ.

Les acquéreurs recherchent-ils des résidences principales ou secondaires ?

En ce qui nous concerne, nous donnons la priorité aux personnes recherchant des résidences principales, parce que c’est notre culture. Nous allons d’ailleurs commercialiser des biens issus d’un programme neuf prochainement et nous avons échangé avec notre fichier constitué d’acquéreurs locaux.

Vous relevez une pénurie de biens en vente à Saint-Jean-Pied-de-Port et en Basse-Navarre ?

Effectivement, nous n’avons plus beaucoup de produits parce que le foncier est assez réduit dans le secteur. Il s’agit de petites villes ou de villages qui comptent peu de foncier donc les projets seraient bienvenus car nous avons besoin de logements collectifs pour répondre à la demande. De plus, nous avons de plus en plus affaire à des mandataires indépendants qui entrent des mandats à n’importe quel prix parce qu’ils ne connaissent pas le marché immobilier, ce qui fausse les mandats. De plus, ils ne justifient pas de connaissances juridiques et réglementaires ce qui tire le niveau des services immobiliers vers le bas. Il est essentiel de se tourner vers un professionnel avec des connaissances juridiques qui connaît le marché et qui possède les bons outils pour mener à bien leur projet d’achat ou de vente car les enjeux sont considérables.

Quelles sont les typologies de biens les plus demandés actuellement ?

Les biens isolés. L’isolement est un critère recherché des acquéreurs et surtout des acquéreurs issus des grandes métropoles. Beaucoup se tournent vers des biens à rénover.

Quelles sont les perspectives d’évolution du marché immobilier de la Basse Navarre ?

La difficulté sur notre secteur, c’est que le marché immobilier n’est pas extensible et nous craignons que les locaux ne commencent à s’impatienter à force de subir cette situation.

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Jean-Pierre Indaburu, gérant de l'agence Erlea Immobilier
Erlea Immobilier, 21 Place Charles de Gualle, 64220 Saint-Jean-Pied-de-Port
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