Province : la tendance baissière ralentit dans l’immobilier ancien

Province : la tendance baissière ralentit dans l’immobilier ancien
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Si la baisse des prix dans l’ancien poursuit sa décélération en province, bon nombre d’agglomérations voient le cours de leurs appartements progresser. Ville par ville, le baromètre LPI-SeLoger fait le point sur l’évolution du marché.

Hausse des prix sur 3 mois dans 60 % des villes françaises

Contre toute attente et alors que la période hivernale affiche traditionnellement un volume réduit de transactions immobilières (le pic se situe entre les mois d’avril et de juin), près de 60 % des villes de plus de 150 000 habitants ont connu une récente augmentation des prix de leurs appartements dans l’ancien. Sur les trois derniers mois, il est d’ailleurs à noter que dans certaines villes, les prix ont littéralement bondi, affichant une progression pouvant aller jusqu’à 10 %, comme c'est le cas à Saint-Étienne. Ont aussi bénéficié de cette tendance haussière Le Havre (+ 9,7 % / 2 126 € du m² signé), Reims (+ 7,9 % / 2 117 € du m²), Rennes (+ 4,7 % / 2 947 € du m²) et Lille (+ 4 % / 2 835 € du m²).

Baromètre LPI-Seloger

Bien que la hausse des prix dans l’ancien y ait été moins spectaculaire, quelques villes ont tout de même enregistré de bons scores. C’est le cas de Toulon (+ 0,2 % / 2 746 € du m²), de Lyon (+ 0,3 % / 3 786 € du m²), de Bordeaux (1,2 % / 3 496 € du m²) et de Grenoble (+ 3 % / 2 585 € du m²). Ces bons résultats ne sauraient toutefois occulter la baisse qui s’est fait sentir dans plusieurs villes. À Nantes, il est ainsi à signaler que sur le dernier trimestre, le prix des appartements dans l’ancien a lourdement chuté (- 7,1 % / 2 820 € du m²).

Dans de nombreuses villes de Province, la reprise n’est pas encore assez puissante pour inverser la tendance récessive ».

Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

Sur l’année, la décrue des prix dans l’ancien se poursuit

Exception faite de Perpignan qui peut s’enorgueillir d’une progression du prix au m² signé de ses appartements dans l’ancien de 15,5 % (et de + 13,9 % au prix affiché), la tendance haussière – quand elle se manifeste – est modérée. Par exemple, c'est le cas à Lille (+ 0,5 % / 2 897 € du m² signé), à Reims (+ 0,6 % / 2 253 € du m²), à Paris (+ 0,8 % / 8 373 € du m²), à Metz (+ 2 % / 2 016 € du m²), à Rennes (+ 2,1 % / 2 750 € du m²), à Bordeaux (+ 2,3 % / 3 339 € du m²) et à Aix-en-Provence (+ 3,1 % / 3 852 € du m²). Partout ailleurs, les prix dans l’ancien continuent de chuter.

Mais si, avec une baisse de plus de 5 % sur les douze derniers mois intervenue dans des villes comme Saint-Étienne (- 10,3 % / 1 284 € du m²), Amiens (- 11,1 % / 2 192 € du m²) et Nîmes (- 16,3 % / 1 684 € du m²) ou encore, dans une moindre mesure, à Mulhouse (- 5,1 % / 1 459 € du m²), Strasbourg (- 5,7 % / 2 907 € du m²) et au Mans (- 7,1 % sur un an alors que la ville a gagné 9,7 % en trois mois et affiche 1 587 € du m²), la tendance baissière est non seulement globalement pondérée mais en plus, elle connaît un ralentissement dans la majorité des villes de province.

Baromètre LPI-SeLoger mars 2015

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