Un potager à 10 minutes de chez vous, sans maison ni balcon ? L'idée gagne du terrain. En Île-de-France, le nombre de jardins collectifs a bondi de 22 % entre 2015 et 2019, passant de 1 064 à 1 303. Problème : la demande grimpe plus vite que l'offre… Voici comment maximiser vos chances de décrocher un coin de terre dans votre ville.
- Identifier le jardin partagé le plus proche de soi, contacter l'association et se rendre idéalement sur place pendant une permanence.
- Cotisations modestes ; places limitées et risque de longues listes d'attente.
- Autres solutions : créer un jardin associatif, chercher un jardin familial, ou prêter/échanger un terrain via des plateformes.
Comment rejoindre un jardin partagé ?
Vous cherchez un lopin de terre dans un jardin partagé ? Où que vous habitiez, la démarche reste la même : identifier l’espace le plus proche de chez vous et contacter l’association qui le gère. La plupart des villes en publient la liste sur leur site. À défaut, un mail ou un coup de fil au service des espaces verts suffit le plus souvent à l'obtenir.
Paris compte, par exemple, 155 jardins partagés, tous rattachés au programme « Main verte ». Chaque organisme signataire s'engage à accueillir les nouveaux venus sans rendez-vous, au moins deux demi-journées par semaine. À Lyon, le réseau « Le passe-jardins » recense les sites de toute la métropole.
Une fois le bon jardin repéré, deux options se présentent à vous : écrire à l'association pour savoir si elle accepte encore de nouveaux adhérents, ou vous y rendre directement pendant une permanence. C'est souvent le moyen le plus rapide de rencontrer les jardiniers, de visiter les lieux et de comprendre comment fonctionne le collectif.
Des tarifs accessibles, mais des places très convoitées
Côté budget, la note reste modeste. Le plus souvent, vous ne payez que l’adhésion à l’association. Au jardin partagé du Centre de la Terre, à Paris, comptez par exemple 20 € pour une cotisation individuelle, 30 € pour une famille, et 5 € pour les étudiants et demandeurs d'emploi.
Et les délais pour obtenir une place ? Ils sont souvent longs… Au jardin partagé de l'Aqueduc, dans le 14e arrondissement de Paris, comptez plus de 2 ans pour décrocher une parcelle. Une quarantaine de personnes patientent déjà sur liste d'attente, avec moins de 10 % de départs chaque année.
Dans certaines villes, l’attribution des parcelles se fait par tirage au sort. À Lyon, 34 parcelles ont été attribuées de cette façon. « Preuve du succès de ces jardins, nous avons une liste d’attente de 16 personnes », précise Aline Gaudeneche, conseillère municipale et référente pour la ville sur les jardins familiaux et partagés.
Que faire, si aucune parcelle ne se libère ?
Si rien ne se libère, il vous reste trois pistes intéressantes à suivre.
La première : créer votre propre jardin partagé ! À Paris, les habitants qui ont repéré une friche ou un bout d'espace vert peuvent se regrouper en association, puis contacter les correspondants Main verte de la Maison du jardinage, au parc de Bercy, qui les aident à monter le dossier.
Autre option : le jardin familial, qui vous attribue votre propre parcelle plutôt qu'un espace partagé. Pour savoir s’il en existe près de chez vous, tapez « jardins familiaux » suivi du nom de votre commune dans un moteur de recherche, ou appelez directement le service espaces verts de la mairie.
Enfin, vous pouvez passer par le prêt de terrain entre particuliers, via des plateformes comme Pretersonjardin.com ou Plantezcheznous.com, qui mettent en relation propriétaires de jardins inexploités et jardiniers sans terre. Le terrain est prêté gratuitement et le jardinier partage sa récolte, en contrepartie.
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