Bonne nouvelle pour votre budget : votre facture d’électricité va légèrement baisser dès le 1er février 2026. Pas de gros chèque à la clé, mais 9 à 12 € euros en moins par an, grâce à la réduction d’une taxe discrète. Explications.
Vers une légère baisse de la CTA
540 millions d’euros. C’est le montant qu’économiseront cette année les Français sur leur facture d'électricité. La raison ? Une (légère) baisse de la fiscalité, annoncée par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, ce samedi 3 janvier.
Pour bien comprendre, votre facture d’électricité est composée de deux éléments : le prix de l’électricité, exprimé en euros par kilowattheure (kWh), et un abonnement mensuel, dont le coût reste fixe.
Cet abonnement englobe plusieurs taxes, parmi lesquelles la contribution tarifaire d’acheminement (CTA). Peu connu, ce prélèvement sert à financer le régime de retraites des agents EDF et Engie.
Une dizaine d’euros d’économies par an
La CTA représente aujourd’hui 4 % de votre facture d’électricité totale, selon une étude de la fondation IFRAP, mais à partir du 1er février 2026, le gouvernement Lecornu prévoit de réduire ce prélèvement à 3 %.
Concrètement ? Ce coup de pouce fiscal devrait permettre de réaliser 9 € d’économies par an pour un appartement habité par deux personnes, et jusqu’à 12 € pour une maison avec quatre occupants, d’après Bercy.
Votre facture d’électricité mensuelle devrait ainsi s’alléger de 75 centimes à 1 €. C’est peu. La baisse de la CTA « n’est pas une révolution de la tarification énergétique », a reconnu Roland Lescure devant l’AFP.
Pas d’impact sur les finances publiques
Ce gain minime pourrait en outre être annulé par la hausse d’autres composantes, comme le prix du kWh. En effet, l’ARENH a pris fin le 31 décembre dernier. Or, ce mécanisme limitait les hausses de prix pour les consommateurs.
La baisse de la CTA présente toutefois un avantage : relevant du réglementaire, et non du législatif, elle n’a pas nécessité de débat parlementaire. Résultat ? La mesure entrera en vigueur dès le mois de février.
Autre atout : cette baisse de fiscalité n’aura « pas d’impact sur les finances publiques », appuie Bercy, car le régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières qu’elle sert à financer est aujourd’hui excédentaire.
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