Taux fixe ou taux révisable : comment faire le bon choix ?

Un taux fixe, c'est jouer la sécurité. Un taux variable, c'est prendre un petit risque. ©Photolia
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Difficile de ne pas emprunter pour devenir propriétaire ou investisseur. Mais avec les taux qui sont historiquement bas, que votre crédit soit fixe, mixte ou révisable, mieux vaut en profiter maintenant.

Propriétaire ou investisseur, les taux d’intérêt sont tellement attractifs qu’il serait presque futile de ne pas s’en servir. En effet, actuellement, vous pouvez emprunter en moyenne, à taux fixe, 2,70% sur 15 ans, à 2,95% sur 20 ans et à 3,30% sur 25 ans. Pour le taux révisable, il faut tabler sur un demi-point de moins.

Vous êtes taux fixe : la sécurité

Le taux est indexé sur les OAT, le marché des obligations, et varie en fonction de leur évolution à long terme. Quand les OAT baissent, le taux fixe fléchit mécaniquement. Pour les emprunteurs, cette baisse conjuguée à celle des taux de la banque centrale européenne (BCE) se traduit par un taux attractif qui va durer toute la durée du prêt.

Avantage : en tant qu’emprunteur, vous avez des mensualités à taux fixe, taux qui est à l’abri de toute hausse. Vous disposez donc d’un tableau d’amortissement vous donnant chaque mois une mensualité connue à l’avance pendant toute la durée du prêt. Et vous connaissez le coût total de votre crédit.

Inconvénient : en cas de baisse des OAT, pas de répercussion sur votre taux.

Bon à savoir

Même avec un taux fixe, vous pouvez moduler vos mensualités à la hausse ou à la baisse en fonction de vos capacités financières. Dans ce cas, votre banque vous donnera un nouvel échéancier.

Taux révisable : une prise de risque… limitée !

Le taux révisable est indexé sur l’Euribor à court terme (1 an) et varie donc en fonction de cet indice à la hausse comme à la baisse. Sauf si votre prêt est « capé ».

Pour un prêt  non « capé », vous obtenez un prêt à  1,5% moins cher qu’en taux fixe. Dans ce cas, pas de parachute et vous vous prenez les hausses de taux de plein fouet. Mais en période de taux très bas et pour un besoin de prêt très court, le jeu vaut d’être tenté, sur 7 ans par exemple.

Dans le cas d’un prêt  « capé », vous disposez d’un butoir appelé « cap ». Selon votre cap +1 par exemple, si votre taux d’origine est de 2,2% sur 15 ans, vous ne dépasserez pas 3,2%, toujours sur cette même période.

Conseils Seloger

Si vous avez juste besoin « d’un joint » entre deux transactions sûres, prenez un prêt non capé et donc à très bas intérêt.

Quid des formules mixtes ?

Quelques banques ou établissements financiers proposent des solutions intermédiaires entre les crédits à taux fixe et ceux à taux révisable. Dans un premier temps, généralement entre 1 et 2 ans, vous restez sur le prêt à taux fixe. S’enclenche alors la seconde phase du crédit avec le passage à taux révisable et dans ce dernier cas, une évolution en fonction de l’indice de référence. Certains contrats de prêt peuvent aussi vous  proposer de repasser à taux fixe en cours de prêt à chaque date anniversaire du prêt. Mais le taux fixe proposé sera vraisemblablement plus élevé que le taux fixe du moment.

Dans tous les cas, le passage à taux fixe ou révisable comme celui de l’allongement ou du raccourcissement de la durée du prêt se paie et se négocie. Dans le cadre d’un remboursement anticipé d’emprunt, cette indemnité ne peut dépasser  3% du capital restant dû.

Et les assurances ?

Le taux d’intérêt proposé  ne prend pas en compte les primes d’assurance décès-invalidité  et incapacités temporaires de travail obligatoires. Celles-ci s’ajoutent donc au taux d’intérêt et selon le montant de la prime qui varie en fonction de votre risque, le taux effectif global (TEG) grimpe.

Vous pouvez prendre une délégation d’assurances  de crédit et donc ne pas prendre l’assurance proposée par votre banque. Comparez minutieusement les contrats.

Les points clés à retenir

  • Pour être tranquille, prenez un taux fixe surtout en période de taux bas.
  • Pour une courte durée et prise de risque, jouez le taux révisable.