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Brest, Nantes, Angers... le prix immobilier en forte hausse dans les villes de l’Ouest

Brest, Nantes, Angers... le prix immobilier en forte hausse dans les villes de l’Ouest

Boostés par un marché immobilier sous haute tension et une offre qui se raréfie, les prix des logements progressent fortement le long de la côte atlantique. À l’échelle du pays, si les prix reculent sur les trois derniers mois, sur l’année, ils augmentent encore.

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Avis de hausse sur le prix immobilier dans l’ouest de la France

Faut-il y voir la conséquence de l’effet LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui les a considérablement rapprochées de la capitale, toujours est-il que les villes de l’ouest de la France enregistrent une très forte poussée du prix de leur immobilier ancien. Jugez plutôt, le prix immobilier à Brest enregistre 10,9 % de hausse annuelle pour atteindre 1 965 € du m². Sur l’année, la cote de l'immobilier à Nantes et à Angers augmentent respectivement de 7,9 % et de 11,5 % et à Saint-Nazaire, le baromètre LPI-SeLoger nous apprend que la montée du prix de l’immobilier se renforce très nettement, avec un gain annuel de 12,8 %. Devenir propriétaire d’un bien dans celle qui fut surnommée la Petite Californie Bretonne coûte désormais 2 440 € du m². En revanche, et comme le constate Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, en termes de prix, « la pression s’est nettement relâchée » sur Le Mans (+ 1,2 % sur 1 an / 1 800 € du m²) et Quimper (- 0,7 % / 1 621 € du m²).

Bon à savoir

En France, le prix de l’immobilier ancien enregistre 4,5 % de hausse sur l’année (Source : LPI-SeLoger).

À Bordeaux, les prix des logements baissent encore…

Depuis la rentrée, le prix immobilier à Bordeaux confirme son orientation à la baisse. Sur l’année, le baromètre LPI-SeLoger fait ainsi état d’un recul de 0,2 % du prix de l’immobilier bordelais qui culmine dorénavant à 4 675 € du m². Cette tendance baissière contraste fortement avec les scores auxquels nous avait habitués le marché immobilier girondin, car, comme se le remémore Michel Mouillart, en octobre de l’année dernière, à Bordeaux, les prix des logements accusaient plus de 11 % de hausse annuelle !

Les prix ralentissent à Lille mais ils explosent à Roubaix

Plus au nord, à Lille, plus précisément, la tendance n’est pas au recul des prix mais à leur ralentissement avec une hausse qui se limite à 3,2 % sur l’année et une demande qui tend à se délocaliser pour gagner les villes voisines. Villeneuve-d’Ascq et Roubaix voient ainsi le prix de leur immobilier augmenter de 12 % sur les douze derniers mois !

  • À Lille, le prix du m² est de 3 242 €.
  • À Roubaix, comptez 2 144 €/m². 
  • À Villeneuve-d'Ascq, le m² coûte 2283 €. 

Devenir propriétaire en France coûte 3 472 €/m², en moyenne

Selon les informations qu’a collectées le baromètre LPI-SeLoger, pour acheter un logement sur le territoire français, il faut compter aux alentours de 3 472 € du m². S’il s’agit d’une maison, le prix moyen tombe à 3 208 € du m² mais il remonte à 3 718 € si c’est d’un appartement dont vous avez l’intention de faire l’acquisition. À titre de comparaison, à fin octobre 2015, le prix moyen d’un bien immobilier était de 3 209 € du m². En l’espace de 5 ans, c’est donc de 8 % que les tarifs de l’immobilier ancien ont progressé. Sur l’année, le baromètre nous apprend également que les prix des maisons (+ 5,4 %) augmentent plus rapidement que ceux des appartements (+ 3,9 %). Michel Mouillart précise d’ailleurs « qu’il y a un an, à la même époque, la hausse des prix signés des maisons se limitait à 3,3 % ».

Bon à savoir

Sur les 3 derniers mois, la demande s’essouffle et les prix reculent :

  • - 0,5 % au global,
  • - 0,4 % sur les appartements,
  • - 0,8 % sur les maisons.

En France, un achat immobilier se rentabilise en 3,7 années

Enfin, nous avons calculé, en nous appuyant sur les données recueillies par SeLoger, qu’un acheteur dont le salaire net mensuel se chiffrerait à 2 238 € (Source : Insee) :

  • devrait débourser la somme de 173 550 € (hors frais de notaire et d’agence) pour s’offrir un 50 m²,
  • payerait 820 € de mensualités en empruntant sur 20 ans et en fournissant un apport de 10 %,
  • rentabiliserait son achat (celui-ci devenant plus avantageux qu’une location) au bout de 3,7 années.

Négociation : des marges réduites à la portion congrue

Comme en témoigne le baromètre LPI-SeLoger, les marges de négociation sont plus basses que jamais. À titre de comparaisons, les ristournes concédées sur le marché des maisons sont inférieures de 20 % à leur moyenne de longue période et sur le marché des appartements, elles sont de 20 % en dessous de cette moyenne. À l’origine de cette extrême ténuité des marges de négociation, on trouve d’un côté, des vendeurs qui renoncent à revoir leurs offres de prix à la baisse dans les zones où la tension immobilière est relâchée et de l’autre, des acheteurs qui achètent rapidement et en s’abstenant de négocier si le bien est proposé au prix du marché dans les zones où la tension (immobilière !) règne.

Bon à savoir
  • Au global, la marge de négociation se monte à 3,4 %.     
  • Pour une maison, elle est de 4,4 %.  
  • Pour un appartement, la marge atteint 2,3 %.  

Les loyers des meublés progressent plus vite que les prix immobiliers  

Selon le Baromètre des Loyers qu’a réalisé SeLoger en se basant sur l’analyse des 800 000 annonces de location qu’il publie régulièrement, les prix à la location vide (723 € par mois, hors charges) enregistrent 2,7 % de hausse annuelle. S’ils progressent moins vite que les prix à l’achat, ceux-ci sont, en revanche, pris de vitesse par les prix des locations meublées (771 € par mois, charges comprises) dont la hausse atteint 5,9 % sur les douze derniers mois. Pour louer un 50 m², comptez sur un loyer – hors charges – de 625 € par mois (12,5 x 50) et de 685 € (13,7 x 50) s’il s’agit d’un meublé.

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