Rentrée 2018 : les marges de négociation sur les prix immobiliers reculent !

Les marges de négociation reculent mais s’adaptent à la demande : importantes si la demande est fragile, ténues si elle est solide. Mais alors, où est-il le plus facile de négocier un bien immobilier ? Quels sont les types de logements les plus négociables en cette rentrée 2018 ?

Les marges de négociation sur les prix immobiliers perdent du terrain

En cette rentrée 2018, un constat s’impose : les marges de négociation reculent ! Ce mouvement de repli des ristournes concédées aux acheteurs par les propriétaires-vendeurs, s’il est intimement lié à l’état de la demande, s’explique également par le ralentissement qui caractérise actuellement les hausse des prix affichés. En effet, comme le fait remarquer Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, il est à noter que « les prix affichés augmentent moins rapidement que les prix signés ». Sur le marché des appartements, les prix affichés n’augmentent ainsi que de 0,4 % et sur le marché des maisons, ils perdent 0,8 %. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que, parallèlement, les marges de négociation reculent pour les appartements et que sur le marché des maisons, elles « décrochent… ».

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Rentrée 2018 : en Rhône-Alpes, 2,7% de ristourne pour un appartement

Nous l’avons vu, en application de la loi de l’offre et de la demande, l’épaisseur d’une marge de négociation est inversement proportionnelle à la vigueur de la demande immobilière. En clair, plus un bien est convoité, moins son propriétaire se verra contraint d’en baisser le prix pour déclencher la vente. À l’inverse, moins un bien est demandé et plus son propriétaire devra consentir d’efforts - notamment en revoyant son prix à la baisse - pour parvenir à le vendre. Les régions Rhône-Alpes et Aquitaine, toutes deux caractérisées par une demande musclée, en sont la parfaite illustration. Si vous achetez un appartement du côté d’Arcachon, de Mont-de-Marsan ou encore de Bayonne, la ristourne que vous pourrez obtenir se limitera, en moyenne, à 2,9 % de son prix de vente affiché. Et de Villefranche-sur-Saône à Chambéry en passant par Annecy et Lyon, l’écart final entre le prix de vente indiqué dans l’annonce et celui que vous verserez ne dépassera pas, en moyenne, 2,7 %. Enfin, la ristourne - toujours pour un appartement ancien - tombera à 2,3 % en Midi-Pyrénées. Du côté des maisons, c’est en Rhône-Alpes (3,5 %) et en Midi-Pyrénées qu’elles sont le plus âprement négociées.

Marge de négociation en France

  • 4 % en moyenne du prix affiché d’un logement
  • 4,8 % pour une maison
  • 3,3 % pour un appartement

En Champagne-Ardenne, la réduction sur le prix d’une maison atteint 4,8 %

« Là où la demande est fragile, les vendeurs doivent réviser leurs ambitions pour réaliser la vente ». C’est le constat que dresse Michel Mouillart pour expliquer l’épaisseur des marges de négociation dans des régions comme l’Auvergne (4,7 % sur le prix de vente affiché d’une maison), la Champagne-Ardenne (4,8 % pour une maison et 5,4 % pour un appartement) ou encore l’Auvergne (4,7 % sur le prix d’une maison). Dans les Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Mayenne, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe), les ristournes sur les prix des maisons sont très importantes. Dans ces départements (tout comme en Seine Maritime et dans l’Eure), elles peuvent se chiffrer à 6,7 % du prix indiqué dans l’annonce. En région Centre, les réductions peuvent atteindre 7,1 % du prix de la maison. Du côté des appartements, c’est en région PACA que la marge la plus importante (5,6 %) a été relevée.

Le top 3 des régions où les maisons sont le plus négociées

Région Marge de négociation
Centre 7,1 % du prix affiché
Haute-Normandie / Pays de la Loire 6,7 %
Poitou-Charentes 5,7 %

Bon à savoir

  • En France, un logement ancien coûte environ 3 619 € du m².