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Les primo-accédants portent le marché immobilier grâce aux taux bas !

Les primo-accédants portent le marché immobilier grâce aux taux bas !

Si le marché immobilier se porte bien en 2019, c’est principalement grâce aux primo-accédants, qui profitent des taux de crédit bas pour concrétiser leurs projets. Ils n’hésitent pas à emprunter sur de plus longues durées pour compenser la hausse des prix.

Immobilier : un marché de l’accession porté par les primo-accédants

Après 2 années record, 2019 devrait encore être une année exceptionnelle pour le marché de l’accession, porté par les taux de crédit exceptionnels, qui permettent aux primo-accédants de réaliser leurs projets immobiliers. D’après l’Observatoire des crédits de Cafpi, au 3e trimestre l’âge moyen du primo-accédant est de 35 ans : 25 % sont cadres et 78 % sont en CDI. Entre le 3e trimestre 2018 et le 3e trimestre 2019, le revenu annuel moyen des primo-accédants a augmenté de 1,4 %, passant de 43 500 € à 44 100 €. « Les banques continuent de privilégier les profils les plus intéressants et présentant le moins de risques », précise Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint du courtier. Nous constatons également que les primo-accédants n’hésitent pas à s’endetter plus pour accéder à la propriété, afin de compenser la hausse des prix. « En 1 an, la durée initiale du prêt a augmenté de 5 mois, et l’endettement est passé de 5,16 années de revenus à 5,37, soit 77 jours de plus. Au 3e trimestre 2019, 74,7 % des emprunteurs souhaitant acquérir une résidence principale pour la 1ère fois ont emprunté sur 25 ans ou plus, contre 70,2 % au 3e trimestre 2018.

Les taux de crédit immobilier en octobre 2019

Durée d'emprunt Taux moyen
10 ans 1 %
15 ans 1,30 %
20 ans 1,50 %
25 ans 1,55 %

Le montant emprunté par les secundo-accédants est en forte hausse

Comme les primo-accédants, les secundo-accédants ont vu leur montant moyen emprunté augmenter entre le 3e trimestre 2018 et le 3e trimestre 2019 (+ 6,7 %, passant de 334 500 € à 357 000 €). « Le montant moyen emprunté par les secundo-accédants ayant augmenté d’une façon plus conséquente que le revenu annuel moyen par famille (+ 4,7 %), le taux d’apport a diminué, passant de 14,8 % à 14 % », ajoute Fabrice Pesin, Directeur de la Stratégie et de l'Innovation du courtier en crédit immobilier. On observe également chez les secundo-accédants, une hausse de l’endettement en années de revenus, avec 5,91 années de revenus en moyenne au 3e trimestre 2019, contre 5,76 années de revenus en 2018. La durée initiale de leur prêt a également augmenté de 6 mois sur la même période, pour atteindre 258 mois au 3e trimestre 2019. « Ces chiffres montrent que tous les profils profitent des taux bas pour réaliser leur projet immobilier, mais également que la pierre reste une valeur sûre dans la constitution du patrimoine des Français », explique Philippe Taboret.

Les investisseurs empruntent sur des durées de plus en plus longues

Si plus de 75 % des acheteurs, primo et secundo-accédants inclus, empruntent sur des durées supérieures ou égales à 20 ans, chez les investisseurs les emprunts sont de plus courte durée : 68,9 % des emprunts se font sur des durées inférieures ou égales à 20 ans. Toutefois, tout comme les primo et les secundo-accédants, la durée initiale des prêts augmente, de 4 mois en moyenne sur les 12 derniers mois. Précisons que 79 % des investisseurs se tournent vers des appartements, en général de plus petite taille. Avec 200 000 € au 3e trimestre 2019, contre 187 700 € en 2018, le montant moyen emprunté est donc plus faible que pour les acquéreurs, mais la dynamique est tout aussi marquée (+ 6,6 %). « Les prix de l’immobilier ayant explosé ces dernières années, certains habitants de grandes villes, comme Paris, n’hésitent plus à investir en Province pour louer, alors même qu’ils sont locataires de leur bien dans la capitale », ajoute Philippe Taboret. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes investisseurs nés après 1980 (les « Millennials »), qui se répartissent à parts quasi égales entre détenteurs et non détenteurs de leur résidence principale, tandis que les investisseurs nés avant 1980 sont aux trois quarts détenteurs de leur résidence principale.

Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi

Pour tous les profils analysés, les montants et les durées d’emprunts sont plus conséquents (...) et dans le même temps les taux d’apport diminuent. Il y a une démocratisation de l’accession à la propriété, et ce, quel que soit le profil de l’emprunteur ».

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