Votre logement est-il armé pour affronter les fortes chaleurs ? Selon le baromètre 2026 de OneDpe, 40,2 % des logements diagnostiqués affichent un confort d’été « insuffisant ». L’indicateur du DPE réserve quant à lui quelques surprises… Des villes du Nord figurent en effet parmi les plus mal notées, loin devant plusieurs communes méditerranéennes. Explication de ce paradoxe.
4 logements sur 10 affichent un confort d’été insuffisant
OneDpe a passé au crible 11,2 millions de DPE réalisés en France métropolitaine.
Le résultat de son étude est sans appel : 40,2 % des logements obtiennent un confort d’été « insuffisant ». Dans le même temps, 43,2 % obtiennent la mention « moyen » et seulement 16,6 % la mention « bon ».
L’indicateur de confort d’été figure dans le DPE depuis 2021. Il évalue la capacité du bâti à conserver une température acceptable en été, sans allumer la climatisation. Il intègre certaines caractéristiques du logement, mais ne tient pas compte de sa localisation géographique, et donc de son exposition réelle à la chaleur.
Roubaix plus mal notée que Nice
Il en résulte un classement assez déroutant. À Roubaix, 68,2 % des logements diagnostiqués affichent un confort d’été insuffisant. Au total, 9 des 10 communes les plus mal notées se situent dans le Nord ou le Pas-de-Calais.
Comparons maintenant les chiffres à ceux du sud de la France. La part de logements au confort d’été insuffisant représentent seulement 33,5 % à Aix-en-Provence, 27 % à Perpignan, 24,7 % à Montpellier et 24,2 % à Nice.
Ces résultats ne signifient pas qu’un logement roubaisien risque de surchauffer davantage qu’un appartement niçois. Ils montrent surtout les limites de l’indicateur actuel du DPE.
La carte change lorsque le climat entre dans le calcul
Pour mesurer davantage l’exposition à la chaleur, OneDpe a créé son propre « Score Été ». Cet indicateur, qui n’est pas intégré au DPE officiel, attribue une note sur 100 aux logements. Plus elle est basse, plus ils risquent la surchauffe en été.
Le Score été croise trois données : les caractéristiques du bâti, le climat du département et l’effet d’îlot de chaleur à l’adresse du logement. Avec lui, la géographie du risque change.
Aix-en-Provence obtient 52/100 et Perpignan 54/100, contre 64/100 à Roubaix. Les deux villes du Sud apparaissent donc plus exposées au risque de surchauffe, lorsque le climat entre dans le calcul.
Zoom sur Paris
De son côté, Paris cumule les mauvais résultats : la capitale compte 59,6 % de logements au confort d’été « insuffisant » et obtient un Score Été médian de 53 sur 100.
Alors, comment évaluer le confort d’été réel de votre logement ?
Les résultats du baromètre doivent être interprétés avec prudence. L’étude porte en effet sur les logements ayant fait l’objet d’un DPE, et ne représente donc pas l’ensemble du parc immobilier français.
Ceci étant, un logement classé « bon » ou « moyen » pour son confort d’été ne restera donc pas forcément frais pendant une canicule. Lors d’un achat ou d’une location, il vous faut porter une attention particulière à d’autres caractéristiques du logement.
Étudiez particulièrement son orientation et son étage, qui peuvent fortement modifier son exposition au soleil direct. Ensuite, faites le point sur les équipements qui permettent généralement de mieux maîtriser la température intérieure, comme les volets et les protections solaires. Enfin, observez son environnement direct pour déterminer s'il est ou non arboré.
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