Les chaudières à gaz interdites dans les constructions neuves dès fin 2026

Paul Anthonioz
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La flambée des prix de l'énergie et la guerre au Moyen-Orient auront eu raison des chaudières à gaz. Sébastien Lecornu a annoncé vendredi leur interdiction dans toutes les constructions neuves dès fin 2026. Nos explications détaillées. 

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Guerre au Moyen-Orient : les chaudières à gaz interdites dans le neuf dès fin 2026.
Conséquence de la guerre au Moyen-Orient : les chaudières à gaz interdites dans le neuf dès fin 2026. © Getty Images
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Une annonce sous pression géopolitique

Le gaz tire sa révérence. Ce vendredi 10 avril, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que l’installation de chaudières à gaz sera interdite « dès la fin de cette année » dans toutes les constructions neuves, y compris les logements collectifs.

L’objectif de cette mesure ? Réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles. « Tant que nous dépendrons du pétrole et du gaz, nous continuerons de payer le prix des guerres des autres », a déclaré Sébastien Lecornu.

La guerre au Moyen-Orient « n'est pas la nôtre, et pourtant, elle nous affecte très directement », a poursuivi le chef du gouvernement, qui souhaite augmenter la part d'énergie décarbonée dans le mix énergétique français de 40 à 60 %.

L'interdiction s'étend à tous les bâtiments neufs

Le gaz était déjà proscrit dans les maisons individuelles neuves depuis 2022. L’explication ? Ce mode de chauffage n’était pas compatible avec le seuil d'émissions de CO2 de 4 kg/m²/an, fixé par la réglementation RE 2020.

Cette interdiction s’étend désormais aux logements collectifs, ainsi qu’aux locaux commerciaux et tertiaires. En complément, « deux millions de logements sociaux sortiront du gaz d’ici à 2050 », a soutenu Sébastien Lecornu.

Pour remplacer le gaz, le gouvernement mise notamment sur les pompes à chaleur. D’ici 2030, il prévoit d’en installer un million chaque année. Ces équipements permettraient, selon lui, de diviser « par deux » le coût du chauffage.

10 milliards par an, mais sans argent nouveau

Cela dit, pas question de creuser le déficit : le financement proviendra d'une réorientation des aides existantes — notamment les certificats d'économie d'énergie — vers les équipements électriques.

Pas sûr que cela suffise… Selon les dernières données de l’Insee, 35 % des résidences principales en France étaient encore chauffées au gaz en 2022, contre 36 % à l'électricité et 8,5% au fioul.

Le 13 février, le gouvernement avait dévoilé sa feuille de route énergétique. Sébastien Lecornu a depuis demandé à ses ministres d'en préparer une version plus ambitieuse, attendue dans les prochains jours.

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