Le crowdfunding immobilier offre une alternative à l'épargne « classique »

Le crowdfunding immobilier offre une alternative à l'épargne « classique »
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Vous souhaitez savoir si le crowdfunding qui permet aux particuliers de participer au financement d’opérations immobilières est fait pour vous ? Éléments de réponse avec Mowgli Frère, président et fondateur d’immocratie.com.

SeLoger. Pouvez-vous vous présenter ? C'est quoi, immocratie.com ? Êtes-vous un promoteur ?

Mowgli Frère. Pas du tout. Nous ne sommes pas promoteurs. Nous ne sommes affiliés à aucun promoteur immobilier ni à aucun réseau d’agences. Notre site est une plate-forme de financement participatif totalement indépendante.

Vous proposez à des particuliers de participer - via le crowdfunding - au financement d’opérations immobilières. Pouvez-nous nous en dire plus ?

M.F. Le crowdfunding ou financement participatif permet de récolter des fonds pour un projet. Dans la plupart des cas, pour des actes associatifs ou des projets personnels, les montants investis prennent la forme de dons sans aucune contrepartie. En crowdfunding immobilier, ce ne sont pas des dons mais des investissements financiers. Les opérations immobilières proposées sur notre site sont donc des opportunités d’investissement. Concrètement, quelle différence cela fait-il ? L’investisseur ou le crowdfunder devient associé d’une société qui investit dans une opération immobilière. Dans un second temps, les résultats de l’opération immobilière et, par cascade, de la société seront alors redistribués aux actionnaires. C’est-à-dire aux investisseurs.

Le crowdfunding immobilier a une rentabilité oscillant entre 10 et 15 %. Et parfois plus ».

Mowgli Frères, président et fondateur d’immocratie.com

Le crowdfunding immobilier peut-il être considéré comme une épargne alternative qui viendrait en complément des placements sécurisés traditionnels ?

M.F. La plupart des investissements en crowdfunding immobilier se font sur une durée de 24 mois environ avec des taux de rentabilité oscillant entre 10 et 15 %. Parfois plus. Il s’agit par conséquent d’un pur produit d’investissement.

Vos taux de rentabilité sont particulièrement alléchants. Quelle est la part de risque inhérente à ce type de placement ?

M.F. Il faut bien préciser que si les opérations immobilières dans lesquelles nous proposons aux particuliers d’investir ont été rigoureusement sélectionnées par nos soins, le crowdfunding n’en demeure pas moins un investissement à risque. Il n’y a pas de rendement garanti et l’investisseur prend un double risque : perte totale de son apport et illiquidité (difficulté à liquider, c’est à dire à vendre son placement avant le terme de l’opération immobilière, sauf à le brader, Ndlr). C’est la contrepartie du taux de rentabilité particulièrement attractif du crowdfunding immobilier.

Le crowdfunding ne doit donc pas être considéré comme un placement d’épargne classique ?

M.F. Non. Sa rentabilité est beaucoup plus performante que celle d’un placement d’épargne classique mais son taux n’est en aucune façon garanti. L’investisseur doit donc être conscient que les risques qu’il prend sont plus importants. Mais à la différence d’une épargne classique où l’on ignore où  son argent est investi précisément, dans le cas du crowdfunding, la somme investie va directement dans l’opération immobilière que le crowdfunder a choisie. La notion de transparence est primordiale à nos yeux. Et un dossier complet détaillant l’opération immobilière est remis à chaque investisseur.

Les opérations immobilières que nous proposons ont été préalablement sélectionnées ».

Toutes les informations que nous recueillons sont mises à la disposition des crowdfunders.

Outre le rendement, y a-t-il d’autres avantages à investir en crowdfunding immobilier ?

M.F. Le crowdfunding immobilier présente l’avantage de permettre à de « simples » particuliers d’investir dans des projets dont ils n’auraient pas été informés et auxquels ils n’auraient normalement jamais eu accès. Celui-ci était traditionnellement réservé aux banques, aux promoteurs et aux « gros » investisseurs. Soit une mise minimale de 200 000 € en moyenne… De plus, toutes les opérations immobilières que nous proposons ont été préalablement sélectionnées : nous nous rendons sur place, nous rencontrons les promoteurs, nous évaluons leur expérience, leur fiabilité, etc. Toutes les informations que nous recueillons sont mises à la disposition des crowdfunders.

Quel est le montant minimum pour investir sur votre plateforme ?

M.F. La mise minimale est actuellement de 3 000 €. Mais il n’est pas exclu que ce montant soit à la baisse sur certaines opérations.

Quels types d'opérations immobilières proposez-vous de financer ?

M.F. Nous proposons de participer au financement de tout type d’opération immobilière. Aussi bien de la construction que de la rénovation, du « résidentiel » que des locaux d’activités ou des bureaux.

Investir en crowdfunding, c’est faire partie d’une aventure ».

Si la somme n'est pas atteinte pour démarrer l'opération, l'investisseur récupère sa mise.

À quel type d'investisseurs vous adressez-vous ?

M.F. À un investisseur qui voudrait sortir de son épargne classique, qui serait prêt à prendre un risque en contrepartie d’une rémunération attractive et qui aurait envie de faire partie d’une aventure. En crowdfunding, l’investisseur vivra réellement toutes les étapes de l’opération immobilière. Il sera beaucoup plus impliqué que dans le cas d’un livret A, par exemple.

Concrètement, j'ai un peu d'argent de côté et je souhaite « pledger » une opération immobilière, quelle est la marche à suivre ?

M.F. Il vous faut tout d’abord vous inscrire sur notre site. Dans un deuxième temps, nous étudierons votre profil afin de vous proposer des projets adaptés à votre profil. Une fois votre inscription validée, vous pourrez consulter les dossiers complets.

Quelle est la durée moyenne d'un investissement ?

M.F. Actuellement, la durée s'étale entre 2 et 17 mois. Mais à terme, elle sera de 24 mois, en moyenne.

Est-il possible de débloquer ses fonds avant le terme de l'opération ?

M.F. Une fois que l’on a investi, il est toujours possible de revendre les parts sociales que l’on aura acquises. Au risque toutefois que le placement soit illiquide. C'est à dire que sa revente s'avère difficile.

Que se passe-t-il si le seuil minimum n'est pas atteint ?

M.F. L’investisseur récupère sa mise ainsi que les honoraires de conseil qu’il a payés.

Quels sont les points qu’un investisseur doit vérifier en priorité ?

M.F. Tout d’abord, il est important de s’attarder sur l’opération immobilière. S’agit-il d’achat-revente ou de construction ? Est-ce que ce sont des bureaux ou du « résidentiel » ? Bref, il faut bien comprendre la nature de l’opération immobilière elle-même. De notre côté, nous aidons les investisseurs à y voir plus clair en identifiant pour eux les risques inhérents à chaque opération. En immobilier, il s’agit principalement de risques d’urbanisme (un permis de construire non délivré, par exemple), de risques liés à la commercialisation (un m² finalement vendu moins cher que prévu) et enfin de risques techniques (un éventuel retard de livraison). Enfin, il est essentiel de scruter l’investissement lui-même afin de s’assurer qu’il est adapté à sa situation. Là encore, nous jouons la carte de la transparence en accompagnant les investisseurs et en nous assurant qu'ils ont bien toutes les cartes en main avant de se lancer dans l'aventure.

Merci à Mowgli Frères, président et fondateur d’immocratie.com.

Le crowdfunding, c'est quoi ?

En crowdfunding (ou financement participatif), il existe 4 différents types de contreparties.

  1. Le crowdfunder peut ne rien attendre en retour de la somme d'argent qu'il a versée (il s'agit alors d'un don).
  2. Il peut parfois financer un projet en échange d'une récompense.
  3. La somme peut également avoir été versée à titre de prêt (avec ou sans intérêts).
  4. Il est possible de soutenir financièrement un projet en contrepartie de l'acquisition de parts sociales dans l'entreprise financée.

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