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Bordeaux : « l’hypercentre est devenu inaccessible pour les primo-accédants »

Face aux prix immobiliers sur Bordeaux, les acheteurs se reportent vers la périphérie bordelaise. Fabrice Révolat, directeur de l’agence Révolat à Bordeaux nous en dit plus sur cet immobilier prisé.

Bordeaux : « l’hypercentre est devenu inaccessible pour les primo-accédants »

Selon vous, comment se porte le marché immobilier bordelais ?

Le marché immobilier bordelais se porte bien. Toutefois, il est impératif de faire la juste estimation et surtout de ne pas jouer la surenchère des prix comme le pratiquent certains de nos confrères lorsque nous sommes en concurrence. L’immobilier est plus que jamais une valeur refuge sur le secteur. Certains acquéreurs font le choix d’orienter leur recherche immobilière en proche périphérie bordelaise pour disposer d’un logement plus spacieux ou encore d’un espace extérieur.

Les acquéreurs sur Bordeaux et ses proches environs recherchent-ils la proximité des transports en commun ?

Ce n’est pas le cas en général, beaucoup de Bordelais utilisent encore la voiture pour se rendre sur leur lieu de travail situé dans les communes avoisinantes. Cela est vrai pour les Parisiens qui ont fait le choix de s’installer sur Bordeaux et d’effectuer plusieurs allers-retours par semaine vers Paris. La présence de transports en commun dans leur recherche immobilière est, dans cette hypothèse, un incontournable.

« L’immobilier est plus que jamais une valeur refuge devant l’incertitude des placements bancaires »

Fabrice Révolat, directeur de l’agence Révolat à Bordeaux

La présence d’un espace extérieur est-elle un critère de recherche prépondérant sur Bordeaux et ses environs ?

Dès lors qu’ils en ont les moyens financiers, les acquéreurs plébiscitent, en effet, les biens disposant d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin sur Bordeaux. Ils ne demandent pas forcément un grand espace, seulement la possibilité de prendre l’air facilement de son logement. En périphérie, la demande d’un espace extérieur est essentielle, car elle justifie bien souvent le report des acheteurs en dehors de Bordeaux.

Pouvez-vous nous donner une idée du prix moyen pour l’achat d’un bien sur Bordeaux ?

Il n’est pas possible de donner véritablement un prix moyen, car chaque bien est unique dans son état comme dans sa situation. Cela est d’autant plus vrai sur le marché bordelais où les prix varient considérablement d’un bien à l’autre ou d’un secteur à l’autre. Il ne suffit pas pour obtenir un prix de vente de multiplier une surface par un prix moyen. Il est impératif de découvrir le logement pour pouvoir en donner une estimation cohérente.

Ndrl : Le prix immobilier à Bordeaux est de 4 632 €/m².

Pensez-vous que les prix de l’immobilier bordelais vont augmenter à la suite de la crise sanitaire ?

Il est difficile d’anticiper la réaction du marché immobilier au lendemain de la crise sanitaire que nous traversons actuellement. Ce qui est certain, c’est que les conditions de recours à l’emprunt immobilier sont en train de se durcir. Les banques sont de plus en plus attentives aux dossiers déposés et, notamment, à la qualité de l’employeur des emprunteurs. Elles n’hésitent pas à refuser un prêt si la situation économique de ce dernier est considérée à risque au regard de la crise économique dont nous commençons à ressentir les premiers effets. C’est devenu un critère aussi important que le taux d’endettement des ménages pour avoir accès à l’emprunt. Si l’accès à l’emprunt devenait de plus en plus difficile, il est possible, qu’à moyen terme, les prix de l’immobilier bordelais stagnent, puis que l’on observe une certaine diminution.

Fabrice Révolat © SeLoger
Fabrice Révolat, Directeur de l’agence Révolat
Agence Révolat, 8 Rue du Dr Charles Nancel Penard, 33000 Bordeaux