Marché locatif : à Tours, des loyers mesurés et une rentabilité locative qui reste solide

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À Tours, le marché locatif se distingue par un équilibre assez lisible entre niveau des loyers, prix d’achat et rentabilité. Les loyers progressent, mais sans envolée, tandis que les valeurs de vente restent compatibles avec une rentabilité brute relativement soutenue, en particulier sur les appartements. Pour un particulier, cela rend le marché plus facile à décrypter : on n’est ni dans une ville très bon marché, ni dans un secteur où les prix d’acquisition effacent tout intérêt locatif.

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Bilan locatif du marché tourangeau
Tours, une ville où le rapport locatif-vente séduit les investisseurs. © getty images
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Des loyers orientés à la hausse, mais sans rupture

À Tours, la tendance se lit surtout dans la durée. Sur 1 an, les loyers augmentent de +1,1 %. La progression existe donc bien, mais elle reste plus mesurée que dans les grands repères nationaux, avec +2,5 % en France. La ville ne se situe pas dans une phase d’accélération marquée.

Le mouvement est plus parlant encore sur plusieurs années. Sur 3 ans, les loyers progressent de +4,9 %, puis de +11,4 % sur 5 ans. Cela traduit une hausse installée, mais plus contenue que dans l’ensemble du pays, où les références atteignent +8,3 % sur 3 ans et +13,3 % sur 5 ans. En clair, Tours connaît une progression régulière, sans emballement.

Pour un locataire, cela signifie que le marché reste actif et qu’un budget logement doit être anticipé avec sérieux, mais sans basculer dans des niveaux comparables aux villes les plus tendues.

Les évolutions très récentes restent secondaires dans cette lecture. Elles confirment surtout l’idée d’un marché stable dans sa trajectoire, davantage porté par une tendance de fond que par des à-coups de court terme.

Des loyers encore lisibles, avec un net avantage au mètre carré pour les petites surfaces

Comme souvent, les petites surfaces affichent les loyers au mètre carré les plus élevés. À Tours, un T1 se loue en moyenne 19,2 €/m², contre 13,8 €/m² pour un T2, 11,4 €/m² pour un T3 et 9,9 €/m² pour un T4 ou plus. Cette hiérarchie est importante, car elle éclaire à la fois le budget des locataires et les choix des investisseurs.

Concrètement, un studio de 20 m² se loue en moyenne 385 € par mois hors charges. Un deux-pièces de 50 m² se loue en moyenne 690 € par mois hors charges. Ces repères donnent une image assez fidèle du marché tourangeau : les loyers restent plus accessibles que dans les métropoles les plus chères, tout en demandant un effort réel, notamment pour les petites surfaces bien situées.

Le positionnement de Tours apparaît clairement sur les T2. Avec 13,8 €/m², la ville se situe sous la moyenne nationale à 17,2 €/m². Pour un ménage, cela veut dire qu’à budget égal, la surface ou l’emplacement restent souvent plus favorables qu’ailleurs.

Il n’y a par ailleurs pas d’encadrement des loyers à signaler à Tours dans le cadre considéré ici : pour un propriétaire, le loyer se fixe donc dans le jeu classique du marché local, et pour un locataire, la comparaison entre biens reste le meilleur repère.

Prix d’achat et rendement : un marché encore cohérent pour investir

Le point fort de Tours tient à la relation entre loyers et prix de vente. Le prix moyen atteint 2 990 €/m² pour un appartement, 3 427 €/m² pour une maison et 3 096 €/m² en hybride. Dans ce contexte, la rentabilité brute indicative ressort à 5,5 % pour un appartement, 4,5 % pour une maison et 5,3 % en hybride.

Pour un particulier qui envisage un achat locatif, cela change beaucoup de choses. Dans certaines villes, des loyers élevés ne suffisent plus à compenser des prix d’acquisition très hauts. À Tours, ce décalage est moins marqué. La rentabilité brute reste relativement soutenue, surtout sur l’appartement, ce qui permet de conserver une lecture économique plus simple du marché.

Autrement dit, Tours fait partie des villes où l’investissement locatif peut encore se défendre sans viser uniquement une revente future. Le rendement n’est pas effacé par le prix d’entrée, et les loyers restent assez solides pour maintenir l’intérêt du marché.

Ce que cela implique pour un particulier à Tours

Pour un locataire, Tours présente un cadre plutôt lisible : les loyers montent sur 1 an, 3 ans et 5 ans, mais à un rythme mesuré. Il faut donc intégrer une hausse progressive dans son budget, sans pour autant faire face à une rupture brutale des niveaux.

Pour un ménage qui hésite entre louer et acheter, l’arbitrage reste ouvert. Les loyers ne sont pas faibles, mais les prix d’achat ne ferment pas complètement la porte à un projet immobilier. Enfin, pour un investisseur, le message est clair : Tours combine des loyers encore accessibles à l’échelle des grandes villes et une rentabilité brute qui reste visible. C’est cette combinaison, plus que la seule hausse des loyers, qui donne aujourd’hui sa singularité au marché tourangeau.

Notes méthodologiques
Loyers : Loyers hors charges observés sur les annonces d'appartements publiées sur SeLoger.
Évolution des loyers : Variations observées à partir de l'indice des loyers au 1er avril 2026.
Offre locative : L'offre correspond au volume d'annonces disponibles sur le site SeLoger pour le marché de la location.
Demande locative : La demande correspond à un indice d'intérêt observé sur les annonces de location.
Rentabilité brute : Il s'agit d'un ordre de grandeur indicatif, calculé à partir des niveaux de prix et de loyers observés.
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