Résidence secondaire : ces communes qui majorent fortement la taxe d'habitation

Paul Anthonioz
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Les avis de taxe d'habitation sur les résidences secondaires seront en ligne à partir du 2 novembre, et dans certaines villes, la note risque de piquer. En 2026, 1 666 communes appliquent une surtaxe, et 688 d'entre elles ont choisi le maximum autorisé, soit +60 %. Voici les communes où la facture grimpe le plus et celles qui limitent la casse.

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Taxe d'habitation : Nantes, Annecy, Biarritz surtaxent à 60 %.
Taxe d'habitation sur les résidences secondaires : Nantes, Annecy et Biarritz la majorent à 60 %. © Getty Images
Sommaire
En résumé
  • En 2026, 1 666 communes majorent la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, parmi 3 689 communes en zone tendue.
  • La Bretagne, Paris et plusieurs métropoles comme Lyon ou Nantes appliquent souvent le taux maximal de 60 %.
  • Cannes, Lille, Megève ou Courchevel n'appliquent aucune majoration, mais une commune peut changer sa décision chaque année.
  • La majoration porte uniquement sur la part de la taxe d'habitation qui revient à la commune.
  • Trois exceptions permettent d'obtenir une annulation de la majoration ; réclamation avant le 31 décembre de l'année suivant l'avis.

Près d'une commune éligible sur deux applique la surtaxe

En 2026, 1 666 communes majorent la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Elles étaient 1 629 un an plus tôt. 

Toutes les villes n'ont pas ce droit : seules celles classées en zone tendue, où la demande de logements dépasse nettement l'offre, peuvent voter cette surtaxe. Elles sont 3 689 en France, soit un taux d'adoption de 45,2 %.

Selon les villes, la majoration peut aller de 5 % à 60 % de la part communale de la taxe, et elle progresse encore : le taux moyen atteint 41,8 % cette année, contre 41,4 % en 2025. Parmi les 1 666 communes concernées, 688 ont voté le plafond de 60 %, contre 657 l’an dernier. 

L’objectif affiché ? Convaincre les propriétaires de louer à l’année ou de vendre dans des zones où les habitants peinent à se loger.

Paris, Lyon, Nantes, Annecy : ces villes qui taxent au maximum

L'Ouest est en première ligne. En Bretagne, 84,6 % des communes concernées appliquent la surtaxe, devant la Nouvelle-Aquitaine (67,9 %) et les Pays de la Loire (65,1 %). À l'inverse, l'Île-de-France (29 %) et la Corse (20,7 %) restent en retrait.

Le Conseil de Paris a voté la majoration de 60 % dès janvier 2017, et de nombreuses métropoles lui ont emboîté le pas depuis : en 2026, Lyon, Marseille, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Rennes, Bordeaux et Nice appliquent toutes le taux plafond.

Le littoral et la montagne suivent la même pente. Annecy, Biarritz, Bayonne, La Rochelle, Arcachon, Sète, Ajaccio et Saint-Tropez surtaxent aussi à 60 %. En Savoie et Haute-Savoie, 233 communes appliquent la majoration, soit 14 % du total national.

Cannes, Lille, Megève : ces communes qui ne surtaxent pas

À l’inverse, plusieurs adresses parmi les plus prisées de France n'appliquent aucune majoration en 2026. Cannes, Le Touquet-Paris-Plage, La Baule-Escoublac, Honfleur, Étretat et Cabourg en font partie, alors que certaines de leurs voisines taxent à 60 %. 

Même constat en montagne, à Megève et à Courchevel. Côté grandes villes, Lille, Caen, Aix-en-Provence et Orléans s'abstiennent aussi. Toulouse et Deauville se contentent de 20 %, l'ancien taux unique en vigueur avant 2017.

Ce statu quo peut toutefois changer d'une année sur l'autre. Une commune éligible peut instaurer ou relever sa surtaxe par un simple vote du conseil municipal, à condition de délibérer avant le 1er octobre pour une application l'année suivante.

Combien coûte la surtaxe et comment l'éviter ?

La majoration ne touche pas toute la facture : elle porte uniquement sur la part qui revient à la commune, pas sur celle de l'intercommunalité. Par exemple, si la ligne « Commune » de votre avis affiche 900 €, une surtaxe de 60 % ajoute 540 € par an.

Certains propriétaires peuvent toutefois obtenir l'annulation de cette majoration. La loi prévoit trois exceptions :

  • Votre travail vous oblige à occuper un logement distinct de la résidence principale de votre famille, par exemple, un logement de fonction.
  • Vous vivez en maison de retraite ou en établissement de soins de longue durée, et votre ancien domicile est devenu secondaire.
  • Le logement est inhabitable pour une raison indépendante de votre volonté, comme des travaux indispensables.

Cela dit, la dispense n'est pas automatique. Il faut déposer une réclamation auprès du service des impôts des particuliers dont dépend le logement. Pour cela, vous avez jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle de l’avis. 

Les avis 2026 seront consultables en ligne dès le 2 novembre pour les contribuables non mensualisés, et dès le 16 novembre pour les mensualisés. Le paiement doit intervenir avant le 15 décembre, ou le 20 décembre, si vous réglez en ligne.

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