Cheminées à foyer ouvert, vieux poêles, inserts anciens… Depuis le 1er janvier 2026, de nombreux appareils de chauffage au bois sont interdits dans une grande partie de l’Isère. En cause : leur impact sur la qualité de l’air et la santé. Votre commune est-elle concernée ? Quels équipements devez-vous remplacer et quelles aides existent pour compenser cette interdiction ? On fait le point.
Chauffage au bois : de nouvelles interdictions dans 174 communes
Depuis le 1er janvier 2026, les habitants de 174 communes de l’Isère ne peuvent plus allumer de feu dans leur cheminée, si cette dernière est en « foyer ouvert » ou si leur appareil de chauffage au bois est « non performant ».
Cette restriction s’inscrit dans le Plan de protection de l’atmosphère (PPA) de la préfecture de l’Isère, qui vise à interdire les appareils de chauffage au bois les plus polluants.
Dans le détail, les foyers ouverts étaient déjà interdits dans 123 communes de Grenoble Alpes Métropole, du Pays Voironnais et du Grésivaudan depuis le 1er octobre 2024. Ils le sont désormais également pour les habitants des communes de Bièvre Est, de Bièvre Isère Communauté, de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté, du Trièves et des Vals du Dauphiné.
Ce n’est pas tout : depuis cette date, les appareils de chauffage au bois non performants – c’est-à-dire installés avant 2002 ou dont les émissions dépassent les seuils correspondants – sont également interdits dans les communes de Grenoble Alpes Métropole, du Pays Voironnais et du Grésivaudan. D’autres communes suivront à partir du 1er janvier 2030.
Pourquoi de telles restrictions sur le chauffage au bois ?
L’objectif de cette mesure ? « Réduire significativement les émissions de polluants liées au chauffage au bois », explique la préfecture de l’Isère. Et pour cause : le chauffage au bois serait à l’origine de 70 % des émissions de particules fines en Isère, selon ATMO Auvergne Rhône-Alpes.
D’après le ministère de la Transition écologique, un feu allumé dans une cheminée ancienne génère en deux heures autant de particules fines qu’un vieux véhicule diesel sur un trajet de 2 000 kilomètres. Or, rien qu’en France, « les particules fines sont responsables de 40 000 décès par an », rappelle Santé publique France.
Au total, 297 communes iséroises sont désormais concernées par des restrictions sur le chauffage au bois et d’autres villes pourraient leur emboîter le pas. Pour rappel, les cheminées à foyer ouvert sont déjà interdites à Paris et dans plus de 400 villes d’Île-de-France depuis 2015.
Quelles aides pour financer le remplacement de votre appareil ?
Plusieurs subventions existent pour vous aider à remplacer vos équipements de chauffage au bois par des modèles plus récents, à commencer par MaPrimeRénov’ – bien que le dispositif soit à nouveau en pause depuis le 1er janvier 2026. Cette subvention a toutefois été rabotée de 30 % en avril 2024 et au 1er janvier 2025.
Autre option : le fonds Air Bois. Disponible dans certaines des collectivités les plus touchées par les pics de pollution hivernaux, il permet d’obtenir un coup de pouce financier pour remplacer vos vieux équipements. Grenoble Alpes Métropole offre, par exemple, une aide de 1 600 € et jusqu’à 2 000 € pour les bas revenus.
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