Résidence secondaire : Paris a voté le principe d'une hausse de la taxe d’habitation

Résidence secondaire : Paris a voté le principe d'une hausse de la taxe d’habitation
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La mairie de Paris a voté le principe d’une hausse de la majoration qui touche la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Dans le même temps, la mairie a demandé à ce que cette mesure s’applique à l’ensemble des « zones tendues » du pays.

La majoration sur la taxe d'habitation passerait de 20 % actuellement à 100 %

Ce lundi 14 décembre 2015, la mairie de Paris a adopté le principe d’une mesure portée par le groupe communiste-Front de gauche, qui consiste à augmenter la majoration touchant la taxe d’habitation des résidences secondaires. Mais la mairie ne s’est pas arrêtée là, puisqu’elle a également demandé que cette majoration soit présentée au parlement et fasse l’objet d’un vote par les députés, au titre du Projet de Loi de Finances rectificative (PLF 2016) de fin d’année.

Adoptée à l’occasion du vote du budget de la ville de Paris, la mesure vise à augmenter la majoration de la taxe d’habitation, qui s’élevait à 20 % en 2015, afin que celle-ci passe à 100% en « zone tendue ». L’augmentation toucherait donc les 90 000 résidences secondaires parisiennes, mais si le parlement adopte également cette hausse, elle s'appliquerait également à des zones telles que la Côte d’Azur et la Côte Basque, parmi d'autres.

Cette mesure pousserait les propriétaires à louer ou vendre leurs logements pour qu’ils puissent être habités ».

Propos de Jacques Baudrier, élu PCF, recueillis par l’AFP.

Une mesure qui pourrait rapporter, à Paris, 70 M€ supplémentaires

La majoration de 20 % qui touche déjà les résidences secondaires avait rapporté 21 millions d’euros en 2015, et si cette majoration passe à 100 %, elle pourrait rapporter 70 millions d’euros supplémentaires. Mais le principal argument de Jacques Baudrier, élu PCF, c’est que cette mesure « pousserait les propriétaires à louer ou vendre leurs logements pour qu’ils puissent être habités ». L’élu a par ailleurs indiqué à l’AFP que la plupart de ces résidences secondaires parisiennes se situent dans les quartiers les plus bourgeois de la capitale, soit dans le Ier et le VIIIe arrondissement de Paris.

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