Les taxes sur les résidences secondaires explosent dans plusieurs grandes villes

Les taxes sur les résidences secondaires explosent dans plusieurs grandes villes

Paris, Nice, Bordeaux… en 2018, plusieurs métropoles françaises vont augmenter drastiquement leurs taxes sur les résidences secondaires. Elles veulent notamment dissuader les propriétaires de louer leurs logements sur les plates-formes type Airbnb.

Taxe sur les résidences secondaires : jusqu’à 60 % d’augmentation

L’impôt sur les résidences secondaires, également appelé « surtaxe d'habitation », pourrait s’envoler dans plusieurs grandes villes en 2018. En effet, pour dissuader les propriétaires de louer leurs logements sur les plates-formes de meublés touristiques (type Airbnb) et compenser la disparition progressive de la taxe d’habitation, de nombreuses communes ont décidé de l’augmenter au maximum. Ainsi, elle devrait passer de 20 à 60 % à Nice et Saint-Nazaire, de 20 à 50 % à Bordeaux. De son côté, Saint-Jean-de-Luz est déjà passé à 40 %, tandis qu’à Toulouse, le maire, Jean-Luc Moudenc affirme « y réfléchir », dans un entretien accordé aux Echos. À noter qu’à Paris, ce taux est déjà passé à 60 %, fin 2016. Pour le contribuable, cette facture supplémentaire peut atteindre 150 €. Pour rappel, la surtaxe sur les résidences secondaires avait été instaurée par le précédent gouvernement, en 2017, pour endiguer le « phénomène Airbnb » dans les villes.

Une taxe supprimée en 2020 ?

Adossée à la taxe d’habitation, la taxe sur les résidences secondaires pourrait disparaître en même temps que celle-ci, c'est-à-dire en 2020.

Les maires veulent pérenniser la « surtaxe d’habitation »

Si elles affirment vouloir lutter contre l’explosion du nombre de meublés touristiques, les communes qui mettent en place ces fortes augmentations de la « surtaxe d’habitation », reconnaissent que c’est également une nouvelle source de recettes, dans un contexte devenu compliqué avec la fin progressive de la taxe d’habitation et la baisse des dotations de l’État. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs élus comptent convaincre Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de pérenniser cette taxe, qui s’appuie actuellement sur la taxe d’habitation… et serait donc condamnée à disparaître d’ici 2020, dans l’état actuel des choses. Pour être sauvée, la « surtaxe d’habitation » pourrait donc être fusionnée avec la taxe sur les logements vacants. Mais, si elle est défendue par les collectivités locales, cette taxe provoque la colère des propriétaires, qui lui reprochent de ne pas distinguer les véritables résidences secondaires et celles qui sont purement locatives.

La « surtaxe d’habitation », dans quel but ?  

L’objectif de la « surtaxe d’habitation » est de dissuader les investisseurs de multiplier les locations de meublés touristiques dans les grandes villes.