Vous n’utilisez pas souvent votre jardin ? Savez-vous que vous pouvez le louer à des professionnels ou à des particuliers ? Ils sont nombreux à rechercher un espace vert pour créer un potager ou organiser un évènement. Une belle opportunité pour vous de dégager un complément de revenus ! Pour être en parfaite conformité avec la loi, vous devrez signer un contrat de location et déclarer les sommes au fisc. SeLoger vous explique tout.
Que dit la loi sur la location de jardin ?
Comme n’importe quelle location, celle d’un jardin doit faire l’objet d’un contrat. Vous concluez avec le locataire un bail civil prévu par l’article 1708 du Code civil. Vous y intégrerez différentes clauses relatives au tarif de la location, aux usages autorisés et à la durée.
Si vous êtes locataire d’un logement avec jardin, alors il s’agit d’une sous-location. Vous devez au préalable demander l’autorisation à votre propriétaire, puis l'annexer au bail.
Quelles activités peut-on proposer dans son jardin ?
Les particuliers comme les professionnels recherchent des jardins pour différents usages.
- L’événementiel privé : vous proposez votre parcelle à la location pour un mariage, un anniversaire, un baptême ou un vin d’honneur. Les tarifs peuvent rapidement grimper, si vous disposez d'un grand terrain bien entretenu.
- Le camping : pour accueillir des voyageurs en tente ou en van.
- Le potager partagé : pour ceux qui souhaitent faire pousser leurs propres légumes. C'est une excellente option pour générer un revenu régulier sur le long terme.
- Les loisirs à la carte : si vous disposez d'une piscine ou d'un terrain de pétanque, vous pouvez proposer des créneaux horaires pour ces activités.
Comment rendre son jardin attractif pour les locataires ?
Première étape : assurer la sécurité des lieux. Vérifiez que les clôtures sont en bon état et que les zones potentiellement dangereuses sont balisées. Vous limitez ainsi les risques d’accidents.
Soignez tout particulièrement l’esthétique de votre jardin, si vous souhaitez le louer pour des événements. Des fleurs colorées, du mobilier en bon état, une pelouse tondue : il en faut peu pour le mettre en valeur sur une photo.
Pensez également au confort de vos invités. Si vous louez pour l’événementiel, prévoyez un accès facile à des sanitaires et, si possible, une zone ombragée.
Pour les campeurs, un point d'eau extérieur et une prise électrique vous permettront de justifier un tarif élevé.
Enfin, définissez clairement les zones privées pour préserver votre propre intimité durant les locations.
Comment déclarer les revenus provenant de la location ?
Attention : pour être en règle avec le fisc, il faut déclarer les revenus que vous percevez chaque année ! Ils seront taxés à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
Dans quelle case de la déclaration faut-il les renseigner ? Tout dépend de l’objet de la location.
Si vous louez le terrain nu pour un potager, il faudra les reporter dans la catégorie des revenus fonciers.
Si vous proposez en parallèle des services, comme des tentes déjà installées, vous basculerez sur le régime des bénéfices industriels et commerciaux.
Faut-il assurer son jardin ?
En théorie, non, si vous êtes déjà couvert par une assurance multirisques habitation. Celle-ci garantit votre responsabilité civile, si des tiers subissent un dommage dans votre jardin.
Prudence toutefois, car la plupart des contrats excluent les sinistres survenus dans le cadre d'une activité lucrative ou commerciale.
Préférez passer par des plateformes d’économie collaborative, qui incluent des assurances sur mesure.
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