2 410 € par an. C’est ce que coûte désormais le chauffage au gaz d’un logement moyen indexé sur le prix repère, contre 1 670 € en janvier, selon Hellowatt. Au 1er novembre, ce tarif de référence de la CRE grimpe encore de 6,6 %, pour la troisième fois en trois mois. Voici 8 réflexes pour limiter la casse.
- Le prix repère du gaz augmente de 6,6 % au 1er novembre, à 194,90 €/MWh, après +5,6 % en septembre et +6,3 % en octobre.
- Vérifiez votre contrat : un prix fixe vous protège jusqu’à son échéance, un prix indexé suit la hausse.
- Chauffez à 19 °C dans les pièces à vivre : chaque degré en moins réduit la consommation de chauffage d’environ 7 %.
- Faites entretenir votre chaudière, purgez vos radiateurs et fermez les volets la nuit.
- Le chèque énergie 2026 (48 à 277 €) reste valable jusqu’au 31 mars 2027. Vous pouvez encore le demander jusqu’au 31 décembre.
Vérifiez la nature de votre contrat
Au 1er novembre, le prix repère du gaz augmente pour la troisième fois d’affilée, après +5,6 % en septembre et +6,3 % en octobre, selon le comparateur Hellowatt. Pour le chauffage, le kWh passe de 0,146 à 0,157 €, d’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE), soit environ 8 % de hausse en un mois.
Seuls les contrats à prix fixe, qui concernaient environ 40 % des clients particuliers fin 2025, échappent à cette hausse jusqu’à leur échéance. Un contrat « indexé », lui, suit chaque mois le prix repère, à la hausse comme à la baisse.
Le bon réflexe ? Ouvrez votre dernière facture ou votre espace client, et repérez la mention « prix indexé » ou « prix fixe », ainsi que la date de fin d’engagement. Si votre prix est fixe, vérifiez ce qu’il couvre : le médiateur national de l’énergie rappelle que certaines offres ne bloquent que la part « fourniture » et laissent évoluer l’acheminement et les taxes.
Comparez avant de changer d'offre
Le médiateur national de l'énergie met à disposition un comparateur public pour vous aider à trouver une offre adaptée à votre budget.
Un particulier peut changer d'offre à tout moment, sans frais de résiliation, mais attention à la durée d’engagement : les offres à prix fixe signées aujourd'hui intègrent les cours élevés du moment, alors que les marchés à terme anticipent une baisse dès 2027.
Bloquer un prix sur 3 ans peut donc vous coûter cher, si le gaz redescend. Le médiateur juge aussi plus risquées les offres indexées sur d'autres indices que le prix repère.
Réglez le thermostat sur 19 °C
L'Ademe recommande de chauffer votre logement à 19 °C dans les pièces à vivre, 17 °C dans les chambres et 16 à 17 °C la nuit.
À la clé, de réelles économies, car chaque degré en moins sur le thermostat réduit votre consommation de chauffage d'environ 7 %.
Pour aller plus loin, un thermostat programmable permet de baisser la température la nuit et pendant vos absences, sans que vous ayez à y penser. De quoi réaliser jusqu’à 15 % d’économies en plus, selon l’Ademe.
Faites entretenir votre chaudière
Depuis un décret du 9 juin 2009, toute chaudière au gaz d’une puissance de 4 à 400 kW doit être contrôlée chaque année par un professionnel.
Si la chaudière est individuelle, c’est à vous d’organiser la visite et d’en régler le coût, même si vous êtes locataire, sauf clause contraire du bail.
Ce contrôle protège votre sécurité, puisque le technicien mesure les émissions de monoxyde de carbone. Il allège aussi la facture : un appareil bien entretenu consomme 8 à 12 % d’énergie en moins, d’après l’Ademe.
Purgez vos radiateurs
Un radiateur froid en haut et chaud en bas signale la présence d'air dans le circuit. La chaudière tourne alors plus longtemps pour un résultat moindre. La solution ? Purger vos radiateurs.
Pour cela, coupez le chauffage, placez un récipient sous la vis de purge, et desserrez-la d’un quart de tour avec une clé de purge, vendue quelques euros. Refermez dès que l’eau coule. Vérifiez ensuite que le manomètre de la chaudière indique entre 1 et 1,5 bar. Sinon, remettez de l’eau.
Pour finir, passez un coup de chiffon microfibre sur le radiateur. La poussière forme une couche isolante qui freine la diffusion de la chaleur.
Fermez les volets à la tombée de la nuit
Une partie de la chaleur s'échappe par les vitrages, surtout une fois la nuit tombée. Fermer les volets et tirer des rideaux épais limite ces pertes.
En journée, ouvrez en grand côté sud pour profiter des apports gratuits du soleil. Installez également des boudins de porte et des joints neufs sur vos fenêtres pour limiter les courants d'air.
Continuez en revanche d'aérer 5 à 10 minutes par jour, même en hiver. Un air renouvelé, moins humide, se chauffe plus facilement.
Surveillez l'eau chaude
Si votre chaudière produit aussi l'eau chaude, chaque litre pèse sur la facture.
Ce poste représente plus de 12 % de la consommation d'énergie des ménages, selon l'Ademe. Une douche de 5 minutes utilise une quarantaine de litres d'eau chaude, contre jusqu’à 200 litres pour un bain.
Vissé sur un robinet, un mousseur à quelques euros réduit le débit de 30 à 50 %, sans perte de confort. Même logique sous la douche : un pommeau à faible débit ne laisse passer que 6 à 9 litres par minute, contre 15 à 20 litres pour un modèle standard.
Utilisez votre chèque énergie
Si vous avez reçu un chèque énergie en avril, ne le laissez pas dormir : il reste valable jusqu'au 31 mars 2027.
Son montant, de 48 à 277 €, dépend des revenus et de la composition du foyer. Il s'utilise en ligne sur le site officiel chequeenergie.gouv.fr ou par courrier auprès de votre fournisseur pour payer une facture de gaz ou d'électricité.
Vous pensez y avoir droit, mais vous ne l'avez pas reçu ? La demande reste possible jusqu'au 31 décembre 2026 sur chequeenergie.gouv.fr. Un chèque obtenu de cette façon reste valable jusqu’au 31 mars 2028.
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