Halloween : enfer, diable, macchabée… Ces rues françaises aux noms d’outre-tombe

Paul Anthonioz
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Enfer, diable, macchabées, loup-garou… En France, certaines plaques de rue semblent sorties d’un film d’horreur. Pour Halloween, SeLoger a repéré sept noms de voies parmi les plus inquiétants du pays. Derrière ces noms lugubres se cachent souvent des histoires bien moins sombres. Les prix d'achat dans ces rues, eux, vont de 2 295 € à plus de 12 000 € le mètre carré.

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Halloween : 7 rues françaises aux noms morbides.
Halloween : 7 rues françaises aux noms morbides. © Getty Images
Sommaire
Les points à retenir sur les rues françaises aux noms macabres
  • Aux Sables-d’Olonne, la rue de l’Enfer a été reconnue comme la plus étroite du monde dans les années 80 (Guinness des records).
  • À Paris, les rues de la Grande-Truanderie et des Mauvais-Garçons se rapportent à des vagabonds, d'anciennes taxes, des brigands ou encore des garçons bouchers.
  • La rue des Macchabées doit son nom à l’ancienne basilique Saint-Just-des-Macchabées, dédiée à des frères martyrs.
  • À Marseille, la traverse du Diable et l’impasse du Garou évoquent respectivement un lieu isolé ou difficile d'accès et le nom d'un arbuste toxique.
  • À Arras, la rue des Onze-Mille-Vierges renvoie à la légende de sainte Ursule et de ses compagnes, massacrées au IVe siècle.

La rue de l’Enfer (Sables-d’Olonne)

Aux Sables-d’Olonne, la rue de l’Enfer est entrée dans le Guinness des records dans les années 1980 comme la rue la plus étroite du monde : elle mesure 40 centimètres de large à son point le plus étroit. 

Et son nom ? Aucune source historique ne l’explique, mais une légende locale raconte qu’un vieux marin y aurait croisé un chat noir démoniaque. 

Comptez en moyenne 5 766 € le m² pour un appartement et 5 901 € pour une maison.

La rue de la Grande-Truanderie (Paris)

On imagine un repaire de bandits. Pourtant, les « truands » qui ont donné leur nom à cette rue des Halles n’étaient pas forcément des voleurs. Au XIIIe siècle, quand la rue apparaît, le mot désignait surtout un mendiant ou un vagabond. 

Une autre piste mène au « truage », un ancien mot pour désigner une taxe. Et pour cause : la rue était proche d’un bureau où l’on prélevait des droits de passage sur les marchandises. 

Pour y vivre aujourd’hui, prévoyez 10 511 € le m², en moyenne, pour un appartement.

La rue des Macchabées (Lyon)

En argot, un macchabée désigne un cadavre, mais cette rue du 5e arrondissement de Lyon, sur la colline de Saint-Just, doit son nom à une basilique aujourd’hui disparue : Saint-Just-des-Macchabées. 

L’église était d’abord dédiée aux sept frères martyrs, dont le supplice, au IIe siècle avant notre ère, est raconté dans le deuxième Livre des Maccabées. 

Côté prix, le m² se négocie en moyenne à 4 650 € pour un appartement et 5 106 € pour une maison.

La traverse du Diable (Marseille)

Une « traverse » est une petite voie qui relie deux routes plus importantes. À Marseille, celle du Diable passe dans le 12e arrondissement, près des Caillols, un hameau resté rural jusqu’au début du XXe siècle. 

D’où vient ce nom sulfureux ? Dans les campagnes, les lieux isolés ou difficiles d’accès recevaient parfois un surnom diabolique. 

Pas de pacte à signer pour vous y installer, mais un budget à prévoir : 4 338 €/m² pour un appartement et 4 948 €/m² pour une maison.

La rue des Mauvais-Garçons (Paris)

Cette petite rue du Marais relie la rue de Rivoli à la rue de la Verrerie. Les frères Lazare, auteurs d’un dictionnaire des rues de Paris, attribuent son nom aux brigands qui auraient ravagé la capitale pendant la captivité de François Ier. 

L’historien Jacques Hillairet avance une autre explication : les garçons bouchers installés là, réputés pour leurs bagarres. 

Ces « mauvais garçons » ont aujourd’hui une adresse qui coûte cher. Comptez 12 208 € le m², en moyenne, pour un appartement.

L’impasse du Garou (Marseille)

Pas besoin d’attendre la pleine lune. Dans le 13e arrondissement de Marseille, le « garou » de cette impasse n’a sans doute rien d’un loup. 

En Provence, le mot désigne aussi un arbuste toxique de la garrigue, le daphné garou (Daphne gnidium), dont l’écorce irritante servait autrefois à préparer des onguents. Aucune source ne confirme toutefois que l’impasse lui doive son nom. 

Pour vous y installer, comptez en moyenne 3 650 € le m² en appartement et 4 416 € en maison.

La rue des Onze-Mille-Vierges (Arras)

Le nom vient de l’une des légendes les plus populaires du Moyen Âge, celle de sainte Ursule. 

D’après le récit, cette princesse et ses compagnes auraient été massacrées par les Huns près de Cologne, à la fin du IVe siècle, pour avoir refusé de renoncer à leur foi. Le musée des Beaux-Arts d’Arras conserve d’ailleurs une œuvre consacrée à cette légende. 

Dans la rue, le m² s’affiche en moyenne à 2 834 € pour un appartement et 2 295 € pour une maison.

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