Jardins ouvriers : nouveaux chouchous des citadins

Blandine Rochelle
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Les jardins ouvriers ont été créés il y a plus d’un siècle pour permettre aux familles d’ouvriers de subvenir à leurs besoins en nourriture grâce aux potagers. Aujourd’hui, on relève un regain d’intérêt croissant pour ces jardins partagés qui séduisent de plus en plus de citadins en mal de calme, de nature et de jardinage.

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Les jardins ouvriers permettent aux citadins de créer leur propre havre de verdure. © luzulee - Adobe Stock
Les jardins ouvriers permettent aux citadins de créer leur propre havre de verdure. © luzulee - Adobe Stock
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Les jardins ouvriers : héritage de l’ère industrielle

À l’origine, les jardins ouvriers que l’on appelle également jardins familiaux, ont été mis en place il y a plus d’un siècle, à l’ère industrielle, pour répondre aux besoins économiques des familles d’ouvriers. Fondés par Félicie Hervieu, les premiers jardins de ce style ont vu le jour en 1889. Elle eut alors l’idée de prêter aux familles d'ouvriers une parcelle de terrain pour leur permettre de se nourrir de leur propre potager. C’est ensuite l’abbé Lemire qui a permis à cette idée de se répandre, ce qui a entraîné l’émergence de jardins d’ouvriers dans de nombreuses communes qui ont mis à disposition de ces familles modestes des terrains non exploités pour leur permettre d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, et de favoriser la cohésion et l’équilibre social.

Ces parcelles que l’on retrouve pour beaucoup aux abords des grandes métropoles, en périphérie des anciennes zones urbaines, ont perduré pour devenir actuellement des jardins partagés. Ils sont généralement gérés par des associations, qui ont divisé ces parcelles et qui les mettent en location pour des loyers symboliques.

Les jardins ouvriers ou familiaux séduisent de plus en plus de citadins en mal de nature et qui souhaitent s’inscrire dans une démarche écologique en s’approvisionnant en légumes bios, de saison et en circuit court, qui ont poussé par leurs propres soins.

Si votre commune propose des jardins ouvriers, vous pouvez faire la demande d’une parcelle, en gardant en tête qu’il y a généralement une liste d’attente.

Pourquoi cette hype des jardins ouvriers ?

Dans des villes de plus en plus urbanisées, bétonnées et bruyantes, il est facile d’imaginer les bénéfices des jardins ouvriers pour les citadins. Cet environnement permet d’abord d’échapper au stress de la vie urbaine le temps d’un moment de jardinage sur sa parcelle. De nombreux citadins vivent en appartement, parfois avec peu ou pas d’espace extérieur et de contact avec la nature. Les jardins ouvriers offrent la possibilité de mettre en place sa propre oasis de détente et de nature, de profiter d’air frais et de repos. Il s’agit également d’endroits moins bruyants que ceux auxquels on est habitué en tant que citadin : les transports, les rues bondées de monde et de voitures en circulation, les bureaux parfois remplis, etc. Les jardins ouvriers offrent une échappée agréable et une parenthèse où l’on peut de nouveau entendre le chant des oiseaux, le bruit des insectes et des outils de jardinage dans la terre.

De plus, n’oublions pas que les jardins ouvriers, partagés, proposent un espace d’échange et de partage avec d’autres personnes. Ces jardins étant divisés et gérés par des associations, ils permettent d’y rencontrer d’autres jardiniers, en herbe ou aguerris, de partager astuces et conseils, de cultiver sa passion pour le jardinage de manière solidaire et créative.

Enfin, dans un contexte où le bio et le circuit court sont valorisés, cultiver ses propres légumes et fruits permet de s’inscrire dans une démarche écologique et durable, valorisante et bénéfique pour la planète.

Comment aménager son jardin ?

Les jardins ouvriers peuvent s’agencer différemment de l’un à l’autre, mais proposent souvent des parcelles allant de 20 à 100 m² selon les disponibilités et les projets mis en place par l’association en charge.

On dispose généralement d’un cabanon permettant d’entreposer les outils nécessaires au jardinage, et d’un accès à l’eau afin d’arroser les plantes. La réglementation n’impose pas de restriction en matière de culture, et il est possible de planter, jardiner et récolter aussi bien des fleurs, des arbustes, des plantes aromatiques, des fruits et des légumes. Et il est bien évidemment autorisé de récolter les fruits et les légumes obtenus, à condition que ce soit pour un usage personnel, il est interdit de les revendre.

Notez que pour que votre havre de verdure soit productif, il faut choisir des variétés adaptées à la région. De plus, n’oubliez pas que certaines plantes demandent beaucoup d’entretien quand d’autres sont beaucoup plus faciles à entretenir : faites donc le point sur le temps que vous pouvez consacrer à votre jardin avant de choisir vos variétés. Parmi les cultures faciles à entretenir et à récolter, on pense notamment aux radis, salades, oignons et courgettes, tout comme les citrouilles et les potirons. Vous pouvez compléter cette culture avec des fruits comme les fraises, myrtilles, mûres, kakis ou encore prunes. Et enfin les herbes aromatiques comme le basilic, l’aneth, l’estragon, le fenouil, la sauge, le persil, le thym ou la ciboulette, pousseront à merveille sur un grand nombre de parcelles.

Vous pouvez créer différents niveaux de cultures dans votre jardin, avec des parterres surélevés par exemple.

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